đŸ« Dieu Fait Toute Chose Belle En Son Temps

Parceque Dieu est prĂ©sence infinie et totale. Dieu veut notre bonheur ; Ă  chaque instant, il nous tient dans l’existence et Ă  chaque instant, il veut nous donner sa grĂące. Si en retour, nous parvenons Ă  vivre l’instant prĂ©sent, nous sommes alors immĂ©diatement en

PAROLES DE COHÉLET, FILS DE DAVID, ROI DE JÉRUSALEM. I VanitĂ© des vanitĂ©s, disait CohĂ©let ; vanitĂ© des vanitĂ©s ; tout est vanitĂ© ! Quel profit l’homme retire-t-il des peines qu’il se donne sous le soleil ? Une gĂ©nĂ©ration s’en va ; une gĂ©nĂ©ration lui succĂšde ; la terre cependant reste Ă  sa place. Le soleil se lĂšve ; le soleil se couche ; puis il regagne en hĂąte le point oĂč il doit se lever de nouveau. TantĂŽt soufflant vers le sud, ensuite passant au nord, le vent tourne, tourne sans cesse, et revient Ă©ternellement sur les cercles qu’il a dĂ©jĂ  tracĂ©s. Tous les fleuves se jettent dans la mer, et la mer ne regorge pas, et les fleuves reviennent au lieu d’oĂč ils coulent pour couler encore. Tout est difficile Ă  expliquer ; l’homme ne peut rendre compte de rien ; l’Ɠil ne se rassasie pas Ă  force de voir ; l’oreille ne se remplit pas Ă  force d’entendre. Ce qui a Ă©tĂ©, c’est ce qui sera ; ce qui est arrivĂ© arrivera encore. Rien de nouveau sous le soleil. Quand on vous dit de quelque chose Venez voir, c’est du neuf », n’en croyez rien ; la chose dont il s’agit a dĂ©jĂ  existĂ© dans les siĂšcles qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s. Les hommes d’autrefois n’ont plus chez nous de mĂ©moire ; les hommes de l’avenir n’en laisseront pas davantage chez ceux qui viendront aprĂšs eux. II Moi, CohĂ©let, j’ai Ă©tĂ© roi sur IsraĂ«l, Ă  JĂ©rusalem. La premiĂšre application que je fis de mon esprit fut de rechercher et d’examiner avec soin tout ce qui se passe sous le soleil. J’arrivai bientĂŽt Ă  reconnaĂźtre que c’est la pire des occupations que Dieu ait donnĂ©es aux fils d’Adam pour s’y user. Ayant vu, en effet, toutes les choses qui se font sous le soleil, je n’y trouvai que vanitĂ© et pĂąture de vent. On ne peut redresser ce que Dieu crĂ©a courbe, Ni faire quelque chose avec ce qui n’est pas. Je me disais en moi-mĂȘme Me voilĂ  grand ; j’ai accumulĂ© plus de science qu’aucun de ceux qui ont vĂ©cu avant moi dans JĂ©rusalem ; mon intelligence a vu le fond de toute chose ; j’ai appliquĂ© mon esprit Ă  connaĂźtre la sagesse et Ă  la discerner de la folie. » J’appris bien vite que cela aussi est pĂąture de vent ; car Qui thĂ©saurise la sagesse ThĂ©saurise aussi la tristesse,Et trop de science entasserC’est mauvaise humeur amasser. III Alors je me dis Ă  moi-mĂȘme Voyons, essayons de la joie ; goĂ»tons le plaisir. » Je devais reconnaĂźtre que cela aussi est vanitĂ© ; car bientĂŽt Au rire je dis Folie !»Au plaisir Que me veux-tu ? » Je rĂ©solus, dis-je, en mon cƓur de demander au vin le bien-ĂȘtre de ma chair et, sans renoncer pour cela Ă  mes projets de sagesse, d’adhĂ©rer momentanĂ©ment Ă  la folie, jusqu’à ce que j’eusse dĂ©couvert ce qui vaut le mieux pour les fils d’Adam, entre tant d’occupations diverses auxquelles ils se livrent sous le soleil durant les jours de leur vie. Je fis de grandes Ɠuvres ; je me bĂątis des palais ; je me plantai des vignes ; je me construisis des jardins et des parcs ; j’y plantai des arbres fruitiers de toute sorte ; je fis creuser des rĂ©servoirs d’eau pour arroser mes bois de haute futaie ; j’achetai des esclaves des deux sexes ; si bien que le nombre des enfants de ma maison, de mes bƓufs et de mes brebis surpassa celui que personne eĂ»t jamais possĂ©dĂ© avant moi Ă  JĂ©rusalem. En mĂȘme temps, j’entassai dans mes trĂ©sors l’argent, l’or, l’épargne des rois et des provinces ; je me procurai des troupes de chanteurs et de chanteuses et toutes les dĂ©lices des fils d’Adam de quelque genre que ce fĂ»t. Ainsi je devins plus grand et j’amassai plus de bien que tous ceux qui avaient Ă©tĂ© avant moi Ă  JĂ©rusalem, sans que pour cela ma sagesse m’abandonnĂąt. Et je ne refusai Ă  mes yeux rien de ce qu’ils souhaitĂšrent, je n’interdis Ă  mon cƓur aucune joie. AprĂšs tout, me disais-je, je ne fais que jouir de ce que j’ai gagnĂ© par mon travail ; ces plaisirs sont la rĂ©compense des peines que je me suis donnĂ©es. » Puis, m’étant mis Ă  considĂ©rer les Ɠuvres de mes mains et les travaux auxquels je m’étais livrĂ©, je reconnus que tout est vanitĂ© et pĂąture de vent, que rien n’est profit solide sous le soleil. IV Je me pris alors Ă  Ă©tudier quelle diffĂ©rence il peut y avoir entre la sagesse d’une part, la folie et la sottise de l’autre. Car, me disais-je, quel homme venant aprĂšs un roi peut refaire les expĂ©riences qu’il a faites ? » Je crus d’abord que la supĂ©rioritĂ© de la sagesse sur la sottise est comme la supĂ©rioritĂ© de la lumiĂšre sur les tĂ©nĂšbres. Le sage a des yeux dans sa tĂȘte, Et le fou marche dans la nuit. Or bientĂŽt je vis qu’une mĂȘme fin est rĂ©servĂ©e Ă  tous les deux. Et je pensai en moi-mĂȘme Si la destinĂ©e qui m’attend est la mĂȘme que celle du fou, que me sert alors d’avoir travaillĂ© sans relĂąche Ă  augmenter ma sagesse ? » Et je dis en mon cƓur Encore une vanitĂ©. » Il n’y a pas plus de souvenir Ă©ternel pour le sage que pour le fou. Dans ce qui sera le passĂ© des jours Ă  venir, tout sera oubliĂ©. Comment se fait-il que le sage et le fou meurent de la mĂȘme maniĂšre ?... Ces rĂ©flexions me firent prendre la vie en haine ; j’eus de l’aversion pour tout ce qui se passe sous le soleil, voyant que tout est vanitĂ© et pĂąture de vent. Et je pris en dĂ©goĂ»t les travaux auxquels je m’étais livrĂ© sous le soleil, songeant qu’il faudrait en laisser le fruit Ă  l’homme qui me succĂ©dera. Or cet homme, qui sait s’il sera sage ou fou ? Et c’est cet homme-lĂ  qui sera le maĂźtre de tout ce que j’ai gagnĂ© par les travaux que j’ai menĂ©s Ă  fin avec tant de labeur et de sagesse sous le soleil ! Encore une fois, vanitĂ© ! Je me pris donc Ă  n’avoir que du dĂ©goĂ»t au cƓur pour tous les travaux auxquels je m’étais livrĂ© sous le soleil. VoilĂ  un homme dont la vie laborieuse a Ă©tĂ© un chef-d’Ɠuvre de sagesse, de savoir et de bonne fortune, eh bien, il laisse tout ce qu’il a gagnĂ©, sa juste part, Ă  quelqu’un qui n’y a Ă©tĂ© pour rien. Quelle vanitĂ© ! Quel abus ! car enfin que revient-il ainsi Ă  cet homme-lĂ  de toutes les peines et de tous les soucis qu’il s’est donnĂ©s sous le soleil ? Ses jours ont Ă©tĂ© pleins d’ennui ; l’inquiĂ©tude a Ă©tĂ© son Ă©tat habituel ; mĂȘme la nuit son esprit ne dormait pas. Ô vanitĂ© ! Ne vaut-il donc pas mieux pour l’homme, manger, boire, goĂ»ter Ă  son aise le plaisir conquis au prix de son travail ? J’arrivai mĂȘme Ă  penser que ce genre de bonheur nous vient de la main de Dieu. Si l’on mange, si l’on boit, n’est-ce pas grĂące Ă  lui ? Il donne Ă  celui qui lui plaĂźt sagesse, intelligence et joie ; Ă  celui qui encourt sa disgrĂące il assigne la besogne d’amasser, d’entasser des richesses qu’il donne ensuite Ă  celui qui lui plaĂźt. Donc, encore une fois VanitĂ© ! pĂąture de vent ! V Il y a temps pour tout, et chaque chose sous le ciel a son heure Temps de naĂźtre et temps de mourir, Temps de tuer, temps de guĂ©rir, Temps de planter, temps de dĂ©truire, Temps de bĂątir, temps d’arracher, Temps de gĂ©mir, temps de danser, Temps de pleurer et temps de d’assembler les blocs, temps de les disperser, Temps d’aimer les baisers et temps de les maudire, Temps de poursuivre un rĂȘve ou de se d’interdire, Temps d’aimer un objet, temps de le repousser. Temps oĂč l’on coud, oĂč l’on dĂ©chire, Temps oĂč l’on garde, oĂč l’on se tait, Temps oĂč l’on hait, oĂč l’on soupire, Temps de la guerre et temps de paix. Que reste-t-il donc Ă  l’homme, des peines qu’il a prises ? J’ai vu toutes les occupations que Dieu a donnĂ©es aux fils d’Adam pour qu’ils s’y abrutissent. Il a fait toute chose bonne Ă  son heure ; le monde, il le dĂ©roule devant les hommes, mais de façon que, d’un bout Ă  l’autre, ils ne puissent rien comprendre Ă  ses desseins. Donc, conclus-je alors, il n’y a qu’une seule chose bonne pour l’homme, c’est de se rĂ©jouir et de goĂ»ter le bonheur pendant qu’il vit. Oui, quand un homme mange, boit, jouit du bien-ĂȘtre acquis par son travail, cela est un don de Dieu. Je vis clairement que tout ce que Dieu a fait restera Ă©ternellement tel qu’il l’a fait. Rien n’y peut ĂȘtre ajoutĂ© ; on n’en saurait rien retrancher. Tout cela, Dieu l’a fait pour qu’on le craigne. Le passĂ© a existĂ© dans un passĂ© antĂ©rieur ; l’avenir a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© ; Dieu recherche, pour le faire ĂȘtre encore, ce qui semblait avoir fui pour jamais. VI J’ai vu une autre chose sous le soleil c’est le mĂ©chant assis au lieu oĂč se rendent les jugements et l’iniquitĂ© trĂŽnant sur le siĂšge de justice. Dieu, me suis-je dit d’abord, jugera le juste et le mĂ©chant ; car il a fixĂ© un temps Ă  toute chose. » Mais bientĂŽt j’ai reconnu que les enfants d’Adam ne sont pas aussi privilĂ©giĂ©s de Dieu qu’ils le paraissent et qu’ils n’ont en rĂ©alitĂ© aucune supĂ©rioritĂ© sur l’animal. Car la destinĂ©e des enfants d’Adam et celle des animaux sont une seule et mĂȘme chose. La mort des uns, c’est la mort des autres ; il n’y a qu’un mĂȘme souffle en tout ; la supĂ©rioritĂ© de l’homme sur l’animal n’existe pas ; tout est vanitĂ©. Tout va vers un mĂȘme lieu. Tout est venu de la poussiĂšre et tout retourne Ă  la poussiĂšre. Qui sait si, tandis que le souffle des enfants d’Adam monte en haut, le souffle de l’animal descend en bas, vers la terre ? Je me confirmai donc dans cette pensĂ©e qu’il n’y a pour l’homme qu’une seule chose vraiment bonne, c’est de jouir lui-mĂȘme du fruit de ses Ɠuvres ; c’est lĂ  son vrai lot en effet, aprĂšs sa mort, qui le ramĂšnera pour voir comment les choses se passeront ? VII Et je me remis Ă  observer, et je vis les actes d’oppression qui se passent sous le soleil. Partout des opprimĂ©s baignĂ©s de larmes, et personne pour les consoler ! Des gens suppliant qu’on les tire des mains de ceux qui les oppriment, et personne pour les dĂ©livrer Alors je fĂ©licitai les morts et je prĂ©fĂ©rai le sort de ceux qui ont disparu avant nous au sort des vivants dont l’existence s’est prolongĂ©e jusqu’à prĂ©sent. Plus heureux que les uns et que les autres me parurent ceux qui n’ont jamais existĂ©, puisqu’ils n’ont pas vu les choses qui se passent sous le soleil. Je compris que tout effort, tout succĂšs se rĂ©sume en jalousie, en dĂ©sir de surpasser son semblable. Encore une vanitĂ©, une pĂąture de vent ! L’insensĂ© se croise les mains Et vit de sa propre substance. Mieux vaut une poignĂ©e de bonheur calme que les deux mains pleines de labeur et de vains soucis. VIII Autre vanitĂ© que j’ai vue sous le soleil un homme seul, qui n’a personne pour lui succĂ©der[1], ni fils ni frĂšre, et il travaille tout de mĂȘme sans relĂąche, et son Ɠil ne se rassasie pas de voir affluer chez lui les richesses. Eh ! pour qui donc travaillĂ©-je, se dit-il parfois, et privĂ©-je mon Ăąme de tout plaisir ? » Encore une vanitĂ©, une triste chose ! Deux valent mieux qu’un ; car, quand deux sont associĂ©s, leur travail a sa rĂ©compense. Si l’un des deux tombe, l’autre le relĂšve ; mais malheur Ă  l’homme seul ! S’il tombe, il n’a pas de second pour le relever. Si deux sont couchĂ©s ensemble, ils ont chaud ; mais l’homme seul, comment se rechauffera-t-il ? Quand le brigand s’attaque au voyageur qui a un compagnon, tous deux se rĂ©unissent pour lui tenir tĂȘte. Le fil tressĂ© de trois brins ne se rompt pas vite. IX Mieux vaut un garçon pauvre et avisĂ© qu’un vieux roi absurde, qui ne sait plus se laisser Ă©clairer. Tel passe en un moment de la prison au trĂŽne ; Tel est nĂ© misĂ©rable en ses futurs Ă©tats. J’ai vu tout le monde s’empresser Ă  la suite du jeune hĂ©ritier qui doit succĂ©der au vieux roi. Infinis ont Ă©tĂ© les maux qu’on a soufferts dans le passĂ© ; mais, dans l’avenir, on n’aura pas plus Ă  se rĂ©jouir de celui-ci... Toujours vanitĂ© et pĂąture de vent! X Observe bien tes pas quand tu vas Ă  la maison de Dieu. Mieux vaut l’obĂ©issance Ă  la loi que les sacrifices des sots qui ne savent que faire le mal. RĂ©prime les empressements de ta bouche, et que ton cƓur ne se hĂąte pas de profĂ©rer des promesses en prĂ©sence de Dieu ; car Dieu est dans le ciel, et, toi, tu es sur la terre. Que tes paroles soient donc en petit nombre. Les songes, en effet, viennent Ă  tout propos, La voix du sot se perd en un flot de paroles. Quand tu as fait un vƓu Ă  Dieu, ne tarde pas Ă  l’accomplir ; Dieu n’aime pas les sots. Acquitte ce que tu as vouĂ© ; mieux vaut ne pas faire de vƓux que d’en faire et de ne pas les accomplir. Ne permets pas Ă  ta propre bouche de te constituer pĂ©cheur, et ne te mets pas en situation d’ĂȘtre obligĂ© de dire Ă  l’envoyĂ© des prĂȘtres C’était une erreur », de peur que Dieu ne s’irrite et qu’il n’anĂ©antisse l’Ɠuvre de tes mains. Tous ces songes n’aboutissent qu’à un tas de paroles vaines ; crains plutĂŽt Dieu ! XI Si tu vois dans la province le pauvre opprimĂ© et la rapine prendre la place de la justice et du jugement, ne t’en Ă©tonne pas ; c’est que les grands sont surveillĂ©s par des grands et qu’au-dessus d’eux il y a des grands encore. L’excellence de la terre se montre en tout ; le roi mĂȘme est soumis aux champs. Celui qui aime l’argent est insatiable d’argent ; celui qui aime l’opulence n’en goĂ»te pas toujours les fruits. Quelle vanitĂ© encore ! Quand s’augmente la fortune, se multiplient ceux qui la grugent et le propriĂ©taire n’en tire d’autre avantage que de voir la chose de ses yeux. Doux est le sommeil du laboureur, qu’il mange peu ou beaucoup, tandis que la satiĂ©tĂ© ne permet pas au riche de dormir. XII Il y a un travers bizarre que j’ai vu sous le soleil c’est la richesse qu’un possesseur jaloux garde soigneusement pour son hĂ©ritier. Que cette richesse vienne Ă  pĂ©rir par quelque accident et le fils qu’il a mis au monde a les mains vides. Quant Ă  lui, sorti nu du sein de sa mĂšre, il s’en va tel qu’il est venu, et il n’est pas une parcelle du fruit de son travail qu’il puisse emporter dans sa main. Oui, c’est lĂ  un travers bizarre. De la mĂȘme façon qu’il est venu, il s’en ira... Quel profit lui revient-il d’avoir travaillĂ© pour le vent ? Tous ses jours se sont passĂ©s sombres et tristes ; il a Ă©normĂ©ment peinĂ© ; sa vie n’a Ă©tĂ© qu’impatience. Mon avis est donc que le meilleur parti pour l’homme est de manger, de boire et de jouir du fruit des peines qu’il s’est donnĂ©es sous le soleil, durant le nombre de jours que Dieu lui a comptĂ©. VoilĂ  son vrai lot. Toutes les fois que Dieu accorde Ă  un homme des richesses, des trĂ©sors, et qu’il lui permet d’en goĂ»ter, d’en prendre sa part, de se rĂ©jouir du fruit de son travail, il faut regarder cela comme un don de Dieu. L’homme, en effet, cesse de penser Ă  la briĂšvetĂ© des jours de sa vie tout le temps que Dieu tient son cƓur en joie. XIII Encore un mal que j’ai vu sous le soleil et qui pĂšse lourdement sur l’humanitĂ©. C’est le cas d’un homme Ă  qui Dieu a donnĂ© richesse, trĂ©sors, honneurs, qui ne manque de rien de ce qu’il dĂ©sire, et Ă  qui Dieu ne permet pas de jouir de sa fortune, si bien qu’un Ă©tranger mange le tout Ă  sa place. VoilĂ  une vanitĂ© et un abus Ă©trange ! Quand mĂȘme un homme donnerait le jour Ă  cent fils et qu’il vĂ©cĂ»t des annĂ©es aussi nombreuses que l’on voudra, s’il ne goĂ»te aucun plaisir, et qu’aprĂšs sa mort il n’ait pas de sĂ©pulture, je dis que le sort de l’avorton vaut mieux que le sien. L’avorton est venu dans le vide, il s’en va dans les tĂ©nĂšbres ; son nom est recouvert Ă  jamais par la nuit ; il n’a pas vu le soleil. Mieux vaut son sort que celui de cet homme. Lors mĂȘme qu’on vivrait deux fois mille ans, si avec cela on ne jouit d’aucun plaisir, qu’est-ce que cela ? Toutes les choses n’aboutissent-elles pas au mĂȘme terme ? XIV L’homme ne travaille que pour sa bouche et n’arrive pas encore Ă  se rassasier. Quel avantage a le sage sur le fou ? Que revient-il Ă  l’homme modeste qui s’applique Ă  marcher avec sagesse devant les vivants ? Mieux vaut vivre Ă  sa guise que de s’extĂ©nuer. Trop de vertu est aussi une vanitĂ©, une pĂąture de vent. Tout ce qui existe est dĂ©terminĂ© avant d’exister; tel ĂȘtre a Ă©tĂ© prĂ©destinĂ© Ă  naĂźtre homme ; il ne pourra pas tenir tĂȘte Ă  plus fort que lui. XV Il y a une sagesse qui s’en va rĂ©pĂ©tant Ă  tout propos VanitĂ© !... quel profit pour l’homme ?... Qui sait ce qui est bon pour l’homme durant le petit nombre de jours qu’il passe parmi les vivants, jours frivoles qui fuient comme une ombre ?... Qui peut enseigner Ă  l’homme ce qui aprĂšs lui se passera sous le soleil ? » Mieux vaut un bon renom que l’huile parfumĂ©e ; Mieux vaut le dernier jour que le jour oĂč l’on naĂźt. Mieux vaut aller Ă  la maison des pleurs Qu’à la maison oĂč se donne la fĂȘte A tous la mĂȘme fin s’apprĂȘte; Vivants, rentrez donc en vos cƓurs. Mieux vaut le souci que le rire ;La tristesse du front est bonne pour le cƓur. Le sage toujours pense Ă  la maison de deuil; Le fou ne sait rĂȘver qu’à la maison de joie. Mieux vaut le ton grondeur du sage Que la chanson de l’insensĂ©. Les rires de l’écervelĂ© Ressemblent au bruit du feuillage Qui crĂ©pite sous le trĂ©pied. Eh bien, cela aussi est vanitĂ© ; L’oppression fait d’un sage un fou, Et perd le cƓur le plus vaut la fin que le commencement ; L’attente rĂ©ussit mieux que l’emportement. Ne sois donc pas prompt Ă  t’emporter ; car DĂ©pit, au sein des fous, Ă©lit son domicile. XVI Garde-toi de dire Comment se fait-il que les jours d’autrefois valaient mieux que ceux d’à prĂ©sent ? » Une pareille question n’est rien moins que sage. Sagesse vaut richesse pendant qu’on voit le soleil. L’abri que procure la sagesse vaut l’abri que donne l’argent, et la sagesse a un avantage, c’est qu’elle procure longue vie Ă  celui qui la possĂšde. ConsidĂšre l’Ɠuvre de Dieu ; Qui peut redresserCe qu’il a fait courbe ? Au jour du bonheur, sois en joie et, au jour du malheur, considĂšre que Dieu a fait le bien comme le mal ; jouis du prĂ©sent ; l’homme, en effet, une fois mort, ne trouvera rien aprĂšs lui. XVII J’ai vu tout arriver dans les jours de ma vaine existence. Tel juste pĂ©rit nonobstant sa justice ; et tel scĂ©lĂ©rat coule de longs jours nonobstant sa scĂ©lĂ©ratesse. Ne sois pas trop juste et n’affecte pas trop de sagesse, de peur d’ĂȘtre un niais. Ne sois pas non plus trop mĂ©chant, ne va pas jusqu’à la folie, de peur que tu ne meures avant le temps. La perfection c’est, tout en s’attachant Ă  un principe, de ne pas lĂącher le principe opposĂ© ; par la crainte de Dieu on sort de tous les embarras. La sagesse est pour le sage une force supĂ©rieure Ă  ce que sont dix capitaines pour une ville. Il n’y a pas d’homme juste sur la terre ; pas un seul qui fasse le bien et ne pĂšche pas. Laisse donc, sans les remarquer, bien des choses qui se disent. Par exemple, quand ton esclave profĂšre des malĂ©dictions contre toi, garde-toi d'entendre ; songe en toi-mĂȘme que souvent aussi il t’est arrivĂ© de profĂ©rer des malĂ©dictions contre les autres. J’ai examinĂ© tout cela en sage, me disant sans cesse Allons, plus de sagesse encore ! » Et voilĂ  que la sagesse est toujours restĂ©e loin de moi Qui peut saisir l’objet que le lointain dĂ©robe ? Qui peut toucher le fond de l’abĂźme sans fond ? XVIII Or, dans cette investigation universelle, dans cette recherche pour trouver ce qui est le parti le plus sage et le plus avisĂ©, dans cet examen qui fit passer devant mes yeux toutes les malices, toutes les insanitĂ©s, toutes les absurditĂ©s, toutes les folies, j’ai trouvĂ© quelque chose de plus amer que la mort c’est la femme dont le cƓur est un lac, un filet, et dont les mains sont des chaĂźnes. Celui qui plaĂźt Ă  Dieu se sauve d’elle ; le disgraciĂ© de Dieu s’y laisse prendre. Voyez, ceci est le rĂ©sultat de mon expĂ©rience, dit le CohĂ©let. En les prenant toutes une Ă  une, pour dresser la longue liste des choses que j’ai cherchĂ©es sans les avoir trouvĂ©es, je crois que j’ai bien trouvĂ© un homme sur mille ; mais une femme parmi toutes celles que j’ai connues, je n’en ai pas trouvĂ© une seule ! Tenez, voici ce que j’ai trouvĂ© c’est que Dieu a fait la nature humaine droite, et que ce sont les hommes qui inventent des roueries sans fin. » XIX Oh ! la belle chose qu’un sage ! Heureux qui sait le mot de tout !La sagesse d’un homme Ă©claire son visage, Tandis que l’insolent est bien prĂšs d’ĂȘtre un fou. Aie les yeux fixĂ©s sur la bouche du roi, pour lui obĂ©ir, comme si tu en avais prĂȘtĂ© le serment Ă  Dieu. Ne sors pas prĂ©cipitamment de sa prĂ©sence ; ne persiste pas avec lui dans des propos dĂ©sagrĂ©ables ; car il fait tout ce qu’il veut. Un mot d’un roi, c’est une force ; Qui peut lui dire Que fais-tu ? » Celui qui exĂ©cute bien l’ordre qu’il a reçu ne connaĂźtra pas la disgrĂące. Un esprit sage sait discerner le moment favorable et la maniĂšre de s’y prendre ; car, en toute chose, il y a le moment favorable et la maniĂšre de s’y prendre. Ce qui rend la condition de l’homme si mauvaise, c’est qu’il ignore ce qui doit arriver et que nul ne peut lui indiquer comment les choses se passeront. Personne n’a pouvoir sur le vent pour emprisonner le vent ; personne n’a pouvoir sur le jour de la mort, ni assurance de s’échapper le jour de la bataille. MĂȘme la richesse, Ă  ces moments-lĂ , ne sauve pas toujours son propriĂ©taire. XX J’ai vu tout cela et j’ai appliquĂ© ma pensĂ©e aux faits qui arrivent sous le soleil, dans un temps oĂč l’homme ne domine sur l’homme que pour lui faire du mal. Ainsi j’ai vu des enterrements de scĂ©lĂ©rats. Le convoi est en marche, s’éloigne en procession du lieu saint, et on entend faire l’éloge de ces misĂ©rables dans la ville oĂč ils ont commis leurs mĂ©faits. Encore une vanitĂ© ! C’est parce que prompte justice n’est pas faite du mal que les hommes sont enhardis Ă  pratiquer le mal. Tel pĂ©cheur qui a commis cent crimes arrive Ă  un Ăąge avancĂ©, et cependant on m’a enseignĂ© que le bonheur est rĂ©servĂ© Ă  ceux qui craignent Dieu, pour leur apprendre Ă  le craindre ; que le bonheur ne saurait ĂȘtre le partage du mĂ©chant ; que celui-ci ne vit pas longtemps ; que ses jours sont comme une ombre et cela parce qu’il ne craint pas Dieu. Est-il un renversement comparable Ă  celui-ci des justes qui sont traitĂ©s selon les Ɠuvres des mĂ©chants, des mĂ©chants qui sont traitĂ©s selon les Ɠuvres des justes ? Encore une vanitĂ© ! », me suis-je dit. Alors j’ai chantĂ© un hymne Ă  la joie, puisqu’il n’y a rien de bon pour l’homme sous le soleil que de manger, de boire, de se rĂ©jouir, et que c’est lĂ  tout ce qui lui reste des travaux auxquels il s’est livrĂ© durant les jours de vie que Dieu lui a donnĂ©s sous le soleil. Cherchant la vĂ©ritĂ©, poursuivant ma tentative de savoir tout ce qui se passe sur la terre, je vis ainsi les Ɠuvres de Dieu passer sous mon regard et je reconnus que l’homme, quand mĂȘme jour et nuit il refuserait le sommeil Ă  ses yeux, ne saurait arriver Ă  la comprĂ©hension de ce qui arrive sous le soleil. Non, quelque effort, quelque recherche qu’il fasse, il n’y arrivera jamais, et tel savant qui prĂ©tend en savoir quelque chose en rĂ©alitĂ© n’y comprend rien. XXI J'ai donc rĂ©flĂ©chi Ă  tout cela, et le fruit de mes rĂ©flexions a Ă©tĂ© que le sort des justes et des sages, comme celui de tout le monde, est, quoi qu’ils fassent, dans la main de Dieu. Amour et haine sont Ă©galement frivoles. L’homme ne sait rien ; tout ce qui le touche est vanitĂ©. Il n’y a, en effet, qu’une mĂȘme destinĂ©e pour tous, pour le juste comme pour le mĂ©chant, pour l’homme vertueux comme pour l’impie, pour celui qui est pur comme pour celui qui est souillĂ©, pour celui qui sacrifie comme pour celui qui ne sacrifie pas. Le meilleur des hommes est traitĂ© comme le pĂ©cheur, le parjure comme celui qui respecte le serment. VoilĂ  le plus grand mal qu’il y ait sous le soleil, c’est qu’il n’y ait qu’une mĂȘme destinĂ©e pour tous. VoilĂ  pourquoi l’ñme des enfants d’Adam est pleine de mĂ©chancetĂ©. La folie habite leur cƓur pendant leur vie ; aprĂšs cela, ils s’en vont chez les morts. Or cela vaut-il mieux ? Non. Les vivants au moins ont l’espoir. Un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort. Les vivants savent qu’ils mourront tandis que les morts ne savent rien. Pour eux, plus de rĂ©compense, car leur mĂ©moire est oubliĂ©e. Leurs amours, leurs haines, leurs rivalitĂ©s ont pĂ©ri depuis longtemps, et il n’y a plus dĂ©sormais de part pour eux en tout ce qui se fait sous le soleil. Or sus donc ! mange ton pain en liesse, bois ton vin en bonne humeur, puisque Dieu a fait prospĂ©rer tes affaires. Que toujours tes habits soient blancs, que les parfums ne cessent de couler sur ta tĂȘte. Savoure la vie avec la femme que tu aimes, tous les jours de ce court passage que Dieu t’a donnĂ© d’accomplir sous le soleil, tous les jours, dis-je, de ta frivole existence ; car voilĂ  ton vrai lot, le prix des peines que tu t’es donnĂ©es sous le soleil. Toute affaire qui se prĂ©sente Ă  la portĂ©e de ta main, fais-la vite ; car il n’y aura ni activitĂ©, ni pensĂ©e, ni savoir, ni sagesse dans le scheol vers lequel se dirigent tous tes pas. XXII J’ai vu encore sous le soleil que, quand il s’agit de course, on ne s’adresse pas au meilleur coureur ; que, quand il s’agit de guerre, on ne fait point appel aux braves ; que le pain n’est pas pour les sages, ni la richesse pour les intelligents, ni la faveur pour ceux qui savent. Les circonstances et le hasard rĂšglent tout et l’homme ne connaĂźt pas plus l’heure de sa destinĂ©e que les poissons pris dans les rets et les oiseaux pris au piĂšge. Comme eux, les fils d’Adam sont engagĂ©s dans les filets pour l’heure fatale qui tombe sur eux Ă  l’improviste. Voici un exemple de sagesse que j’ai vu sous le soleil, et qui m’a paru frappant. Il y avait une petite ville qui comptait trĂšs peu d’habitants ; un roi puissant marcha contre elle, l’assiĂ©gea et bĂątit autour d’elle de grandes contrevallations. Or il se trouva dans cette ville un pauvre homme sage, et il fit si bien qu’il dĂ©livra la ville par sa sagesse. Et maintenant personne ne se souvient de ce pauvre homme. Et je fis deux rĂ©flexions Mieux vaut sagesse Que sagesse du pauvre est vite mĂ©prisĂ©e ; A ses conseils toute oreille est fermĂ©e. XXIII La voix du sage, Ă©coutĂ©e en silence,Vaut mieux que les clameurs du roi des Ă©tourdis. La sagesse vaut mieux que les engins de guerre ; d’un autre cĂŽtĂ© un seul pĂ©cheur suffit pour annuler beaucoup de bien. Une mouche morte gĂąte tout un vase de parfums ; de mĂȘme tout le prix de la sagesse et de la gloire est dĂ©truit par un peu de folie. A droite est le cƓur du sage ;A gauche est le cƓur du sot. Rien qu’à voir le sot faire un pas sur la route, on voit que la tĂȘte lui fait dĂ©faut ; par sa seule dĂ©marche il dit Ă  tout le monde Je suis un sot. » Il faut savoir se tenir. Si la colĂšre du souverain s’allume contre toi, ne quitte pas trop vite ta place ; car, si on se lĂšve trop vite, on donne lieu de croire qu’on a commis de grands mĂ©faits. XXIV Il y a un abus que j’ai vu sous le soleil et dont les autoritĂ©s sont la cause ; c’est quand les gens de rien sont placĂ©s en haut, et que les grands, les notables sont assis en bas. J’ai vu les valets Ă  cheval et les princes marcher Ă  terre comme des valets. On aura les consĂ©quences. Celui qui creuse une fosse y tombe ; celui qui dĂ©molit une muraille, le serpent le mord. Celui qui taille les pierres est atteint par les Ă©clats ; celui qui fend du bois en reçoit toujours quelque blessure. Un fer Ă©moussĂ©, dont on n’a pas affilĂ© le tranchant, est une force encore ; ainsi la sagesse finit par l’emporter. Quand le serpent mord celui qui le charme, quel beau profit pour le charmeur ! La parole du sage est de grĂące remplie, Et les lĂšvres du sot sont causes de sa mort. Il dĂ©bute par l’ineptie ; il finit par la plus triste insanitĂ©. Le niais multiplie les paroles. L’homme ne sait pas ce qui a Ă©tĂ© avant lui ; qui donc lui rĂ©vĂ©lerait ce qui aura lieu aprĂšs lui ? Bien sot qui prend pour lui le travail fatigant et n’a pas l’idĂ©e de venir Ă  la ville. XXV Malheur Ă  toi, pays qui as pour roi un esclave et dont les princes sont Ă  table dĂšs le matin ! Heureux pays, au contraire, qui as pour roi un fils d’homme libre et dont les princes mangent Ă  l’heure convenable, pour rĂ©parer leurs forces, non par sensualitĂ©. Le plancher s’effondre bien viteSur la tĂȘte des nonchalants ;Et la maison fait eau par suite Des bras balants. MisĂ©rables, qui se font un jeu du pain et du vin, faits pour rĂ©jouir honnĂȘtement la vie... L’argent couvre tout... Sous un tel gouvernement, il faut se dĂ©fier. MĂȘme quand tu es seul avec toi-mĂȘme, ne maugrĂ©e pas contre le roi ; au fond de ta chambre Ă  coucher, ne dis pas un mot contre l'homme puissant ; car l’oiseau du ciel pourrait saisir tes paroles et les faire voyager ; la gent ailĂ©e pourrait rapporter ce que tu as dit. XXVI Lance hardiment ta fortune en haute mer ; avec le temps, tu la retrouveras agrandie. Fais-en sept parts et mĂȘme huit ; car tu ne sais pas quel malheur peut tomber sur la terre. Quand le ciel se charge de nuages, c’est qu’une averse va tomber ; quand l’arbre se couche au midi ou au nord, l’endroit oĂč il tombe, c’est l’endroit oĂč il reste. Qui sur le vent trop dĂ©libĂšrePerd le moment d’ensemencer ; Qui toujours le ciel considĂšre Manque l’heure de moissonner. De mĂȘme que tu ignores la route que suit le souffle de vie pour arriver aux os de l’embryon dans le sein de la femme enceinte ; de mĂȘme que tu ne sais rien de la façon dont Dieu fait ce qu’il fait. SĂšme le matin, et le soir ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas si c’est la semaille du matin ou celle du soir qui doit rĂ©ussir, ou si toutes les deux sont Ă©galement bonnes. TrĂšs douce est la lumiĂšre ;Rien n’est bon pour les yeux comme voir le soleil. Si un homme vit de nombreuses annĂ©es, toujours en joie, qu’il n’oublie pas que les jours sombres viendront et seront plus nombreux que les jours Ă©coulĂ©s. Tout est vanitĂ©. XXVII RĂ©jouis-toi, jeune homme, durant ta jeunesse, et amuse-toi dans les jours de ton adolescence ; marche dans les voies de ton caprice et selon ce qui te semble agrĂ©able ; mais sache que Dieu te demandera compte de tout cela. Écarte le souci de ton cƓur, Ă©pargne toute fatigue Ă  ta chair ; hĂąte-toi, car la jeunesse et la fraĂźcheur passent vite. Souviens-toi de ton crĂ©ateur aux jours de ta jeunesse, avant que viennent les jours du mal et qu’approchent les annĂ©es dont tu diras Rien ne m’y plaĂźt. » Avant que s’obscurcissent le soleil et la lumiĂšre, la lune et les Ă©toiles, et que les nuages remontent aussitĂŽt aprĂšs l’ondĂ©e ; Quand trĂ©buchent les sentinelles Debout sur le seuil du logis ; Quand se voilent les demoiselles Qui regardent par les treillis ; Quand des forts les roideurs flĂ©chissent ; Quand les servantes du moulin, En nombre insuffisant, mollissent Et cessent de broyer le grain ;Quand, chaque jour, on voit se fermer quelque porte, Du cĂŽtĂ© du bazar, entre le monde et soi ;Quand, des bruits du dehors, le vent ne vous apporte Que le cri de la meule et son grincement froid ; Quand du petit oiseau les chansons matinales Dissipent un sommeil venu tardivement ; Quand aux accords charmants des notes virginales SuccĂšde le repos du dĂ©senchantement ; Quand on craint les moindres montĂ©es, Que tout dans le chemin fait peur,Que pour la sauterelle on n’a que des nausĂ©es, Que l’amande est trop dure Ă  des dents Ă©brĂ©chĂ©es Et la cĂąpre impuissante Ă  rendre la vigueur Signe Ă©vident que dĂ©jĂ  l’on s’engageDans le chemin qui mĂšne au manoir Ă©ternel, Et que, dans le bazar, les pleureuses Ă  gage BientĂŽt vont commencer leur pas processionnel ; Avant que se rompe le cordon d’argent et que se brise l’ampoule d’or, que le seau se disloque sur la fontaine, que la poulie roule dans la citerne et que la poussiĂšre, faisant retour Ă  la terre, redevienne ce qu’elle Ă©tait d’abord, tandis que le souffle remontera vers Dieu qui l’a donnĂ©. VanitĂ© des vanitĂ©s, disait le CohĂ©let ; tout est vanitĂ©. Et, comme CohĂ©let possĂ©dait, outre cela, des trĂ©sors de sagesse, il continua d’enseigner le peuple ; il pesa, il scruta, il composa encore beaucoup de proverbes. CohĂ©let rechercha les paroles charmantes ; En maĂźtre il Ă©crivit les maximes du vrai. ↑ L'auteur se dĂ©signe lui-mĂȘme Ă  mots couverts.
Dieu a fait toute chose belle en son temps, il a mis aussi dans leur cƓur l'Ă©ternitĂ©, mais sans que l'homme puisse comprendre l'Ɠuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'Ă  la fin. BCC1923: Bible catholique Crampon 1923
“ Ma parole qui sort de ma bouche, dit le Seigneur, ne me reviendra pas sans rĂ©sultat, sans avoir fait ce qui me plait, sans avoir accompli sa mission ” IsaĂŻe 55,11. C’est la promesse de Dieu lui-mĂȘme
 Alors, il me faut apprendre Ă  y rĂ©pondre avec le prophĂšte Samuel “ Parle Seigneur, ton serviteur Ă©coute
” 1 Samuel 3,10. Chers amis, Voici que je viens vous rejoindre chacun personnellement, pour vous inviter Ă  une expĂ©rience importante et fondatrice ! À une proximitĂ© toujours renouvelĂ©e avec Dieu lui-mĂȘme, Ă  une vĂ©ritable amitiĂ© avec Lui
 Ă  un cƓur Ă  cƓur autour de la Parole de Dieu. – Oui, nous avons un trĂ©sor prĂšs de nous
 et nous l’oublions si souvent ! – Nous nous sentons parfois seul ou perdu
 et Dieu frappe Ă  la porte de notre vie sans que nous lui prĂȘtions toujours attention ! – Nous aimerions parfois entendre Dieu, le connaĂźtre ou le voir
 et la Bible nous le permet ! – Nous souhaiterions dĂ©couvrir la misĂ©ricorde et y goĂ»ter
 et voici que Dieu vient planter Sa tente parmi nous, Lui qui est la MisĂ©ricorde ! – Nous ne savons pas toujours quelle “bonne dĂ©cision” de vie prendre
 et le Seigneur, comme Il le fait depuis des siĂšcles, nous rejoint personnellement pour nous guider ! – Nous ne savons pas prier
 et c’est Lui qui vient nous apprendre ! – Nous avons du mal Ă  aimer en vĂ©rité  et Le Seigneur lui-mĂȘme vient nous enseigner ! Le but de l’invitation que je vous adresse aujourd’hui est d’initier des petites fraternitĂ©s autour de la Parole de Dieu
 partout oĂč cela est possible dans notre diocĂšse. Nous ferons ainsi comme dans les premiers temps de l’Eglise, lorsque les disciples se rĂ©unissaient avec la Vierge Marie pour partager sur ce qu’avait dit et vĂ©cu JĂ©sus ! Certains le font dĂ©jà
 rĂ©jouissons-nous ! J’ai souhaitĂ© cette invitation pratique et directement utilisable. Vous en trouverez les principaux Ă©lĂ©ments dans les paragraphes suivants. Qu’est ce que la Parole de Dieu ? C’est Dieu qui vient me parler
 Cette Parole, rassemblĂ©e dans la Bible Ancien et Nouveau Testament nous est dĂ©jĂ  en partie familiĂšre par les lectures habituelles de la Messe. Je vous invite Ă  aller plus loin et Ă  devenir familier et amoureux de ces textes. L’Église nous enseigne que Dieu s’y rĂ©vĂšle, que le Saint Esprit a inspirĂ© ces textes ; plus qu’une simple histoire, c’est la rencontre avec Quelqu’un qui m’aime et veut me le dire ! La Parole de Dieu c’est JĂ©sus-Christ, Verbe incarnĂ©, annoncĂ© et attendu dans l’Ancien Testament, rencontrĂ© et rĂ©vĂ©lĂ© pleinement dans le Nouveau Testament. Cette Parole est un chemin de vie sur lequel Dieu vient Ă  la rencontre de chacun de nous pour lui permettre de Le suivre Je suis le Chemin, la VĂ©ritĂ© et la Vie » Jean 14,5. La Parole de Dieu est donc la rĂ©fĂ©rence fondamentale de notre foi et de notre vie de chrĂ©tien. Et nous l’ignorons presque
 Alors, n’hĂ©sitons-pas, plongeons nous dans la Bible, nous allons en ĂȘtre Ă©merveillĂ© ! L’Eglise est lĂ  pour m’y aider et me guider
 Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habitĂ© parmi nous
 » Jean 1,14 ; C’est le grand MystĂšre de notre Foi, il prend corps devant nous dans l’Écriture
 Pourquoi se rassembler autour de la Parole de Dieu ? Plusieurs points peuvent l’expliciter ‱ Tout d’abord pour Ă©couter Dieu me parler et nous parler ! La Parole de Dieu, c’est vraiment Dieu qui me rejoint, lĂ  oĂč je suis, et qui me parle, seul ou en groupe. C’est Sa Parole pour moi aujourd’hui ! Donne-moi Seigneur, un cƓur qui Ă©coute » 1 Roi 3,9, priait le roi Salomon. Que nous ayons tous ainsi ce cƓur attentif Ă  discerner la volontĂ© de Dieu, et avide de la mettre en Ɠuvre
 ‱ Se rassembler parce que tout au long de son histoire l’Église est toujours repartie de la lecture et de la mĂ©ditation de la Parole de Dieu. Aujourd’hui comme hier, c’est cela qui va nourrir ma conversion et dynamiser l’évangĂ©lisation. Dieu veut se donner ainsi pour que je grandisse dans la joie de me savoir aimĂ© de Lui. Dieu conduit toujours et n’abandonne jamais son peuple ! Aujourd’hui, alors que notre sociĂ©tĂ© se dĂ©christianise trĂšs vite, n’est-ce pas le bon moment ? La Parole de Dieu vient me convertir et me pousse Ă  Ă©vangĂ©liser
 c’est notre mission aujourd’hui ! ‱ Pour mieux connaĂźtre le Seigneur en vĂ©ritĂ©, et Ă©tablir une vraie relation personnelle avec Lui. C’est le but de notre vie Ă  chacun, et cela peut toujours grandir et s’approfondir ; c’est cette intimitĂ© qui me fait vivre et je dois toujours la nourrir. Cela va nous guĂ©rir de toute vision seulement humaine des choses, de toute rancƓur ou de toute polĂ©mique, et nous centrer sur l’essentiel. ‱ DĂ©couvrir Dieu dans Sa Parole et la mettre en pratique est une des missions du chrĂ©tien
 pourquoi ne pas le faire ensemble dans un contexte fraternel ? Cela ne demande aucune compĂ©tence, simplement se mettre Ă  l’écoute de Dieu ! Parle Seigneur, ton serviteur Ă©coute » disait le jeune Samuel 1 Samuel 3,10 ; le plus difficile est parfois de savoir Ă©couter
 surtout s’il s’agit de Dieu ! Qu’est ce qu’une petite fraternitĂ© ? C’est un groupe de 3 Ă  6 personnes qui se rĂ©unit rĂ©guliĂšrement pour se mettre Ă  l’écoute du Seigneur Ă  travers Sa Parole C’est finalement trĂšs simple ! Ce groupe peut se mettre en place entre amis, voisins, paroissiens, mamans, jeunes, personnes plus ĂągĂ©es
 Tout est possible, quel que soit l’ñge ou la vocation ! Il suffit de rassembler ses amis, ses proches
 ou ceux que je ne connais pas encore mais qui cherchent Dieu ceux de mon quartier, de mon village, de mon immeuble, de ma communauté . Il s’agit ainsi de former, dans la mesure du possible, un petit groupe stable qui se rĂ©unit Ă  intervalle rĂ©gulier chaque semaine est certainement le mieux, tous les 15 jours, chaque mois
 pour Ă©couter la Parole de Dieu et partager fraternellement. Plus cela est rĂ©gulier et frĂ©quent, meilleur c’est, et plus cela portera du fruit ! Trois mots clĂ©s constituent ces fraternitĂ©s Parole de Dieu Ă©coutĂ©e et mĂ©ditĂ©e, FraternitĂ© amitiĂ© fraternelle partagĂ©e, PriĂšre avant de partager et pour porter les intentions les uns des autres. Les trois s’articulent et se complĂštent, mais ils doivent toujours ĂȘtre prĂ©sents. Afin que tout soit transparent et pleinement ecclĂ©sial, je vous engage Ă  prĂ©venir votre curĂ© lors de la mise en place d’une telle fraternitĂ©. Comment faire concrĂštement ? Chaque rencontre, qui dure au moins une heure et Ă  lieu oĂč cela est le plus simple, se dĂ©roule en quatre temps. Une des personnes de la fraternitĂ© mĂšne la rencontre dĂ©roulement, prise de parole, prochaine rencontre, liens
. Il faut se donner un dĂ©roulement clair que l’on suit fidĂšlement mĂȘme si on peut l’amĂ©liorer de temps en temps. 1- Prier tout d’abord pour demander Ă  l’Esprit Saint de nous Ă©clairer et de nous conduire, pour se mettre en prĂ©sence de Dieu qui vient nous rencontrer
 On choisit une priĂšre simple mais profonde, on entre dans le silence du cƓur, on loue ou on chante ! la bontĂ© de Dieu
 Ce temps en commun dure
 le temps qu’il faut ! 2- Lire la Parole de Dieu deux ou trois fois lentement et Ă  haute voix, puis aprĂšs un temps de mĂ©ditation silencieuse, partager. Quelle Parole de Dieu choisir ? Un passage court l’évangile du dimanche suivant c’est souvent le mieux, celui d’aujourd’hui, un livre de la Bible Ă©vangile de Luc, de Marc, livre de Tobie
 que nous lisons en entier morceau par morceau
 tout est possible. On peut aussi se faire aider et guider dans ce choix Ă©viter d’ouvrir la Bible au hasard. Comment partager ? Lire lentement le texte choisi au moins deux fois, par des personnes diffĂ©rentes. Prendre un temps de silence pour la relire chacun pour soi silencieusement. Puis partager comment rĂ©sonne-t-elle dans ma vie aujourd’hui ? Quel mot, quelle phrase me touche plus particuliĂšrement ? Qu’est ce qu’elle me dit, nous dit aujourd’hui ? Qu’est ce que je dĂ©couvre de JĂ©sus, de son amour ? Qu’est ce que je vois dans la scĂšne qui se dĂ©roule ? Comment cette Parole me fait grandir dans la VĂ©ritĂ© ? Qu’est ce qu’elle m’apprend sur les autres ? Qu’est-ce que j’en retiens pour moi, pour notre petit groupe, pour l’Eglise ? Avec quoi vais-je repartir ? un mot, une phrase, une intention, une action de grĂące
 . 3- Porter dans notre priĂšre telle ou telle intention, les nĂŽtres et celles de notre paroisse, de nos familles, des malades, de l’Eglise, du monde
 Partager ainsi simplement les uns Ă  la suite des autres, dans un climat de priĂšre, en sĂ©parant chaque intention par un refrain. Partager suite Ă  ce que nous aura inspirĂ© la Parole de Dieu reçue aujourd’hui
 4- Prendre un temps fraternel pour terminer Ă©change, goĂ»ter
 C’est aussi trĂšs important ! Partager la joie de nous savoir aimĂ©s de Dieu
 et se stimuler dans l’envie d’en tĂ©moigner autour de nous. Et aprĂšs ? Il faut surtout persĂ©vĂ©rer
 la fidĂ©litĂ© est la plus belle caractĂ©ristique de l’Amour vrai
 N’ayons surtout pas peur de laisser la Parole de Dieu faire son Ɠuvre en nous, et rĂ©veiller en nous les appels du Seigneur
 La Parole de Dieu me pousse toujours Ă  agir dans ma propre vie et envers les autres. Elle va m’inviter Ă  des changements de vie, Ă  de vraies conversions ! Laissons-la faire son Ɠuvre
 Une petite fraternitĂ© est comme une cellule
 elle est aussi appelĂ©e Ă  grandir puis Ă  se diviser pour donner naissance Ă  deux petites fraternitĂ©s ! Soyons missionnaires
 Il ne s’agit pas de rester “bien au chaud” dans un groupe fermĂ©, mais de grandir pour mieux partager ! AncrĂ©s dans votre paroisse et en communion avec le diocĂšse, n’hĂ©sitez-pas Ă  prendre contact avec votre curĂ©, Ă  partager avec lui, Ă  Ă©couter ses conseils, Ă  lui suggĂ©rer les appels de l’Esprit entendus
 Ces petites fraternitĂ©s sont appelĂ©es Ă  devenir des lieux sources, autour de la Parole de Dieu, des lieux de vie fraternelle et de priĂšre
 pour votre paroisse et pour tout le diocĂšse ! VoilĂ  ce que je voulais bien simplement partager avec vous. L’essentiel de notre vie est dans cette relation familiĂšre et rĂ©guliĂšre avec Dieu. C’est lĂ  aussi la source de la vraie Joie ! Cela nous guĂ©rit de nos tristesses, de nos jalousies, de nos rancƓurs, de nos pauvretĂ©s
 La Parole de Dieu, accessible Ă  chacun, va nous introduire de façon admirable dans cette communion avec Dieu. Ma priĂšre vous rejoint et vous accompagne pour cette “expĂ©rience” autour de la Parole de Dieu. Que la Vierge-Marie, qui a engendrĂ© le Verbe, nous aide Ă  vivre de Lui au quotidien. En grande communion.
311 — En quel sens Dieu a- t- il fait toute chose “belle en son temps”? L’adjectif “belle” a aussi le sens de “bonne, convenable, adĂ©quate”. En temps voulu, nous saurons quelle place exacte Dieu rĂ©serve Ă  chacune de ses Ɠuvres dans son dessein. Il a fait beaucoup de choses ‘belles’ pour l’humanitĂ©. Par exemple, il
Il y a un temps pour tout “ Pour tout il y a un temps fixĂ©, oui un temps pour toute affaire sous les cieux ”, dĂ©clare la Bible. L’auteur de ces paroles, le sage roi Salomon, ajoute qu’il y a un temps pour naĂźtre et un temps pour mourir, un temps pour bĂątir et un temps pour dĂ©molir, un temps pour aimer et un temps pour haĂŻr. Il termine avec cette interrogation “ Quel avantage y a-​t-​il, pour celui qui agit, dans ce Ă  quoi il travaille dur ? ” — EcclĂ©siaste 31-9. À LA lecture de ce passage, certains concluent que, d’aprĂšs la Bible, il y aurait un temps prĂ©dĂ©terminĂ© pour chaque chose ; autrement dit, la Bible inciterait Ă  croire au destin. Est-​ce vraiment le cas ? L’idĂ©e selon laquelle tout dans la vie serait rĂ©gi par la fatalitĂ© est-​elle biblique ? Puisque “ toute Écriture est inspirĂ©e de Dieu ”, ce qu’on lit Ă  un endroit dans la Bible doit s’accorder avec ce qu’on y trouve ailleurs. Examinons donc ce que le reste de la Parole de Dieu Ă©nonce Ă  ce sujet. — 2 TimothĂ©e 316. Temps et Ă©vĂ©nement imprĂ©vu Dans le livre de l’EcclĂ©siaste, Salomon a encore Ă©crit “ Je suis retournĂ© pour voir sous le soleil que la course n’est pas aux hommes rapides, ni la bataille aux hommes forts, et non plus la nourriture aux sages, et non plus la richesse aux intelligents, ni mĂȘme la faveur Ă  ceux qui ont de la connaissance. ” Comment a-​t-​il justifiĂ© ce constat ? “ Temps et Ă©vĂ©nement imprĂ©vu leur arrivent Ă  tous. ” — EcclĂ©siaste 911. Salomon ne prĂ©tendait pas que tout ce qui survient dans la vie est dĂ©terminĂ© par le destin ; il soulignait plutĂŽt que les humains sont incapables de prĂ©dire avec certitude l’issue de la moindre action, “ car temps et Ă©vĂ©nement imprĂ©vu [...] arrivent Ă  tous ”. Souvent, il advient quelque chose Ă  une personne juste parce qu’elle se trouve au bon endroit et au bon moment, ou inversement, au mauvais endroit et au mauvais moment. Prenons cette affirmation de Salomon “ La course n’est pas aux hommes rapides. ” Peut-ĂȘtre vous rappelez-​vous ou avez-​vous lu ce qui s’est passĂ© lors du 3 000 mĂštres fĂ©minin aux Jeux olympiques de 1984, organisĂ©s Ă  Los Angeles. Deux coureuses, l’une reprĂ©sentant la Grande-Bretagne et l’autre les États-Unis, ambitionnaient la mĂ©daille d’or. Mais Ă  mi-course elles se sont percutĂ©es. L’une a fait une chute qui a marquĂ© pour elle la fin de la course ; l’autre, dĂ©moralisĂ©e, a terminĂ© septiĂšme. Était-​ce le destin que les choses prennent une telle tournure ? Certains seront de cet avis. Pourtant, c’est manifestement la collision — un accident, totalement imprĂ©visible — qui a fait perdre les deux rivales. Maintenant, Ă©tait-​il Ă©crit qu’elles se percuteraient ? Certains seront encore de cet avis. Toutefois, les commentateurs ont imputĂ© l’accident Ă  la compĂ©tition intense entre deux grandes athlĂštes disputant une course serrĂ©e oĂč chacune cherchait Ă  avoir le dessus. Comme le dit la Bible “ Temps et Ă©vĂ©nement imprĂ©vu [...] arrivent Ă  tous. ” On a beau se prĂ©parer de son mieux, il existe toujours un risque que l’inattendu vienne bouleverser le rĂ©sultat escomptĂ© ; cela n’a rien Ă  voir avec le destin. DĂšs lors, que veut dire la Bible lorsqu’elle affirme “ Pour tout il y a un temps fixĂ©. ” Y a-​t-​il quelque chose que l’on puisse faire qui influera sur notre destinĂ©e ? Le meilleur moment pour chaque entreprise Le rĂ©dacteur biblique ne songeait pas au destin de tout un chacun, Ă  la maniĂšre dont la vie d’un individu devait se terminer ; il traitait du dessein de Dieu et de ses consĂ©quences pour les humains. Comment le savons-​nous ? C’est le contexte qui nous l’indique. AprĂšs avoir mentionnĂ© un certain nombre de choses pour lesquelles il y a “ un temps fixĂ© ”, Salomon note “ J’ai vu l’occupation que Dieu a donnĂ©e aux fils des humains pour s’y occuper. Toute chose, il l’a faite belle en son temps. ” — EcclĂ©siaste 310, 11. Dieu a donnĂ© aux humains quantitĂ© d’occupations, de choses Ă  faire, dont Salomon a citĂ© quelques exemples. En outre, Dieu nous a fait don du libre arbitre, qui nous permet de dĂ©cider de ce que nous voulons faire. Toutefois, il y a pour accomplir chaque tĂąche un moment appropriĂ©, ou favorable, qui permet d’obtenir un rĂ©sultat optimal. ConsidĂ©rons l’affirmation consignĂ©e en EcclĂ©siaste 32 selon laquelle il y a “ un temps pour planter et un temps pour dĂ©raciner ce qui Ă©tait plantĂ© ”. L’agriculteur sait que, pour chaque culture, il y a un moment prĂ©cis pour semer. Que se passera-​t-​il s’il ne tient pas compte de ce principe Ă©lĂ©mentaire et entreprend les semailles au mauvais moment, Ă  la mauvaise saison ? Devra-​t-​il accuser le destin si la rĂ©colte est maigre, bien qu’il y ait travaillĂ© dur ? Non, Ă©videmment. Il n’aura tout simplement pas semĂ© au bon moment. Le rĂ©sultat aurait Ă©tĂ© bien meilleur s’il avait suivi l’ordre naturel des choses instaurĂ© par le CrĂ©ateur. Ainsi, ce que Dieu a préétabli, ce n’est pas le destin de chacun ni l’issue du moindre Ă©vĂ©nement, mais certains principes qui gouvernent les activitĂ©s humaines dans le respect de son dessein. S’ils veulent rĂ©colter pleinement le fruit de leurs efforts, les humains doivent se familiariser avec le dessein et le calendrier divins, et agir en en tenant compte. Ce qui est prĂ©dĂ©terminĂ© et immuable, ce n’est pas le destin des individus, mais ce que Dieu se propose d’accomplir. Par l’intermĂ©diaire du prophĂšte IsaĂŻe, JĂ©hovah a dĂ©clarĂ© “ Ma parole qui sort de ma bouche [...] ne reviendra pas vers moi sans rĂ©sultat, mais elle ne manquera pas d’exĂ©cuter ce en quoi j’ai pris plaisir et, Ă  coup sĂ»r, elle aura du succĂšs dans ce pour quoi je l’ai envoyĂ©e. ” — IsaĂŻe 5511. Quelle est donc la “ parole ” de Dieu, ou son dessein rĂ©vĂ©lĂ©, concernant la terre et l’avenir des humains, qui aura Ă  coup sĂ»r du succĂšs ’ ? Comprendre le calendrier divin AprĂšs avoir remarquĂ© que, “ toute chose, [Dieu] l’a faite belle en son temps ”, Salomon ajoute une indication “ MĂȘme les temps indĂ©finis, il les a mis dans leur cƓur, pour que les humains ne dĂ©couvrent jamais l’Ɠuvre que le vrai Dieu a faite du dĂ©but Ă  la fin. ” La Bible de Crampon 1905 rend ce verset comme suit “ Il a mis aussi dans leur cƓur l’éternitĂ©, mais sans que l’homme puisse comprendre l’Ɠuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. ” — EcclĂ©siaste 311. Ce verset a fait couler beaucoup d’encre. Disons simplement qu’à un moment ou Ă  un autre, en notre for intĂ©rieur, nous nous interrogeons tous sur le sens de la vie et sur notre devenir. Quelle que soit l’époque, l’homme a toujours eu du mal Ă  admettre que sa vie se rĂ©sumait Ă  peiner pour s’acquitter de ses obligations courantes, avec l’unique perspective que la mort ait le dernier mot. Nous autres humains, nous nous distinguons du reste des crĂ©atures vivantes en ce que nous ne pensons pas seulement au moment prĂ©sent, mais aussi Ă  la fin de notre vie et Ă  ce qui peut lui succĂ©der. La possibilitĂ© de vivre Ă©ternellement nous fait mĂȘme rĂȘver. Pourquoi ? Parce que, comme l’explique le verset en question, Dieu a mis l’éternitĂ© dans notre cƓur ’. Pour satisfaire cette aspiration, l’homme s’est raccrochĂ© au concept de vie aprĂšs la mort. Certains prĂ©sument que quelque chose en nous continue d’exister aprĂšs notre mort. D’autres croient que nous renaissons indĂ©finiment par le moyen de rĂ©incarnations. D’autres encore pensent que tout dans la vie est fixĂ© par le destin ou la providence et qu’on ne peut rien y faire. Malheureusement, aucune de ces explications ne se rĂ©vĂšle totalement satisfaisante, et ce, parce que de par leurs propres efforts “ les humains ne dĂ©couvr[iront] jamais l’Ɠuvre que le vrai Dieu a faite du dĂ©but Ă  la fin ”, indique la Bible. VoilĂ  des siĂšcles que l’opposition entre dĂ©sir de savoir et incapacitĂ© d’obtenir une rĂ©ponse met Ă  la torture penseurs et philosophes. Or, puisque Dieu a implantĂ© en nous cette aspiration Ă  vivre Ă©ternellement, ne serait-​il pas logique d’attendre de sa part qu’il nous fournisse ce qui est nĂ©cessaire pour la combler ? La Bible ne dit-​elle pas de JĂ©hovah “ Tu ouvres ta main et tu rassasies le dĂ©sir de toute crĂ©ature vivante. ” Psaume 14516. En consultant la Parole de Dieu nous trouverons des explications satisfaisantes sur la vie et la mort, ainsi que sur le dessein Ă©ternel de Dieu concernant la terre et la famille humaine. — ÉphĂ©siens 311. [Entrefilet, page 5] “ La course n’est pas aux hommes rapides. ” — EcclĂ©siaste 911. [Entrefilet, page 6] Si un agriculteur ne sĂšme pas au bon moment, devra-​t-​il attribuer sa maigre rĂ©colte au destin ? [Entrefilet, page 7] Nous rĂ©flĂ©chissons Ă  la vie et Ă  la mort parce que Dieu a mis l’éternitĂ© dans le cƓur des hommes ’.
Paulnous rappelle que c’est “ Dieu qui fait croĂźtre ”. 2. Pourquoi le fait que ce soit ‘ Dieu qui fasse croĂźtre ’ nous aide- t- il Ă  avoir le bon point de vue sur le ministĂšre ? 2 Ce constat qui incite Ă  l’humilitĂ© nous aide Ă  garder le bon point de vue sur notre ministĂšre.
Dieu vit qu’il avait fait un dĂ©tour. » Exode 3,3 MoĂŻse redescend de la montagne Exode 34, 29-35 MoĂŻse demeura sur le SinaĂŻ avec le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d’eau. Sur les tables de pierre, il Ă©crivit les paroles de l’Alliance, les Dix Paroles. Lorsque MoĂŻse descendit de la montagne du SinaĂŻ, ayant en mains les deux tables du TĂ©moignage, il ne savait pas que son visage rayonnait de lumiĂšre depuis qu’il avait parlĂ© avec le Seigneur. Aaron et tous les fils d’IsraĂ«l virent arriver MoĂŻse son visage rayonnait. Comme ils n’osaient pas s’approcher, MoĂŻse les appela. Aaron et tous les chefs de la communautĂ© vinrent alors vers lui, et il leur adressa la parole. Ensuite, tous les fils d’IsraĂ«l s’approchĂšrent, et il leur transmit tous les ordres que le Seigneur lui avait donnĂ©s sur la montagne du SinaĂŻ. Quand il eut fini de leur parler, il mit un voile sur son visage. Et, lorsqu’il se prĂ©sentait devant le Seigneur pour parler avec lui, il enlevait son voile jusqu’à ce qu’il soit sorti. Alors, il transmettait aux fils d’IsraĂ«l les ordres qu’il avait reçus, et les fils d’IsraĂ«l voyaient rayonner son visage. Puis il remettait le voile sur son visage jusqu’à ce qu’il rentre pour parler avec le Seigneur. Laisser paraĂźtre les traits de Dieu Le peuple, Ă  la nuque raide, s’est fatiguĂ© d’attendre MoĂŻse * qui conversait sur la montagne avec son Seigneur. Il s’est alors construit son Dieu, un veau d’or. Son dieu, fait de ses mains, de son reflet, de son illusion. L’attente fut sa tentation suprĂȘme. Ne plus la supporter et prĂ©fĂ©rer sa propre image Ă  adorer. Il s’est alors perdu. Comme nous tous quand c’est notre reflet que nous adorons, que nous cherchons, que nous nommons Dieu. Les dieux Ă  notre image pullulent, hier comme aujourd’hui. Pour les quitter, une seule voie, tenter de tendre l’oreille, d’écouter. MoĂŻse a rĂ©ussi Ă  arracher les siens Ă  la colĂšre du Seigneur. Une lutte intense qui ouvre son Ăąme Ă  plus d’intimitĂ© encore avec son Dieu. Il repart alors prĂšs de lui, sur la montagne du SinaĂŻ, 40 jours et 40 nuits, pour réécrire la Parole, celle-lĂ  mĂȘme brisĂ©e devant le dĂ©sastre de ce peuple trop humain. TĂ©moignage de qui est Dieu, celui qui donne Ă  ceux qui l’aiment le nĂ©cessaire pour rester libre du sein de l’histoire. Pour rester fidĂšle du sein des fascinations du monde. Pour rester vivant. En revenant d’une telle aventure, le visage de MoĂŻse portait sur lui la trace de Dieu. Lui parler, le contempler, laisse sa marque sur la peau, sur la chair. Et nous tous – dira Paul ** qui, le visage dĂ©voilĂ©, rĂ©flĂ©chissons la gloire du Seigneur, nous sommes transformĂ©s en cette mĂȘme image, de gloire en gloire, comme de par le Seigneur qui est esprit. » VoilĂ  ce qui nous est offert. Porter sur nos traits ceux du Christ, ceux de la misĂ©ricorde et de la vie donnĂ©e. Le faire toujours avec douceur et tremblement, sans assurance ni prĂ©tention. Juste pour le laisser passer. * Ex, 32 ** 2 Co 3, 19 MĂ©ditation enregistrĂ©e dans les studios de Radio Notre-Dame Paris RĂ©agir

3 Rappelle-toi TOUJOURS que Dieu fait toute chose belle en Son temps. Il ne t’oublie pas, mais Il fait travailler le temps et les circonstances en ta faveur, comme de l’argent sur un compte qui produit des intĂ©rĂȘts. Lorsque tu patientes, tu produis des intĂ©rĂȘts sur ton compte spirituel. Alors, quels que soient les temps ou quelles que soient les circonstances que tu traverses,

RĂ©digĂ© par AbbĂ© Olivier Barnay, propos recueillis par Odon de Cacqueray le 10 mars 2018 dans Religion Le CarĂȘme est un temps de pĂ©nitence, il peut aussi ĂȘtre vĂ©cu comme un moment privilĂ©giĂ© pour remettre de l’ordre dans sa vie. Quels conseils donneriez-vous pour vivre un bon CarĂȘme ? Le saint CarĂȘme est un temps de grĂące. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut », nous dit saint Paul. Parce qu’il est une prĂ©paration Ă  la SolennitĂ© des solennitĂ©s, la FĂȘte de PĂąques qui est le cƓur mĂȘme de notre foi, le CarĂȘme peut ĂȘtre vĂ©ritablement vĂ©cu comme une retraite spirituelle. Il s’agit d’aller au dĂ©sert oĂč Dieu veut nous parler cƓur Ă  cƓur. C’est un temps de dĂ©pouillement, de dĂ©possession de soi-mĂȘme, un temps oĂč nous faisons le point sur notre relation avec Dieu et notre relation avec nos frĂšres et sƓurs en humanitĂ©. Voici ce que je prĂ©conise pour entrer dans l’esprit de cette retraite spirituelle - Faire tout d’abord place au silence. Silence intĂ©rieur mais silence aussi extĂ©rieur. Le CarĂȘme est un moment privilĂ©giĂ© pour se donner de longs temps de silence. Faire l’économie du bruit par exemple pendant nos trajets en voiture ou dans les transports en commun. La radio peut laisser place, par exemple, Ă  un enseignement sur tel ou tel sujet que nous pouvons suivre une session sur l’Écriture sainte, la vie des saints,.... Silence dans nos temps de priĂšre, silence dans nos Ă©glises avant et aprĂšs la messe, silence dans nos liturgies pas de chant Ă  la communion, par exemple. Le silence pour laisser Dieu passer dans la brise lĂ©gĂšre. - Prendre le temps de lire et mĂ©diter la Parole de Dieu. Si la Parole de Dieu est vivante, cela vaut la peine, non seulement de l’écouter mais aussi de la mĂ©diter et mĂȘme d’en apprendre des passages par cƓur. Afin que la Parole habite notre cƓur et que, peu Ă  peu, notre vie devienne Ă©vangĂ©lique ! - Vivre les sacrements, en redĂ©couvrir toute la richesse. Le temps de PĂąques nous offrira la joie de renouveler les promesses de notre baptĂȘme et de goĂ»ter Ă  nouveau le bonheur que nous avons de recevoir la sainte communion rĂ©guliĂšrement, le trĂ©sor de l’Eucharistie dont saint Jean-Marie Vianney nous dit qu’ il n’y a rien de plus grand ». Et au milieu de tous les sacrements, vivre le sacrement du Pardon. Je le conseille Ă  mes fidĂšles trois fois pendant le CarĂȘme au dĂ©but, au milieu et Ă  la fin. Pourquoi ? Parce qu’une Ăąme pure peut tout demander Ă  Dieu, Dieu ne peut rien lui refuser », dit le saint CurĂ© d’Ars. Se confesser, accueillir le Pardon de Dieu, afin que l’Esprit Saint puisse travailler profondĂ©ment en nous pendant ce temps de grĂące. Aller Ă  la messe c’est bien, pouvoir y communier l’ñme propre c’est mieux. Comment inviter les baptisĂ©s Ă  aller se confesser ? Voici que je fais toutes choses nouvelles ! » c’est le thĂšme que j’ai donnĂ© Ă  mes fidĂšles pour ce CarĂȘme 2018. C’est un verset de l’Apocalypse. C’est aussi un verset que l’auteur du film La Passion du Christ Mel Gibson met sur les lĂšvres de JĂ©sus au moment oĂč Il rencontre la Sainte Vierge sur la Via Crucis Vois, je fais toutes choses nouvelles ! ». Le CarĂȘme est un temps de renaissance, de renouveau. Quoi de mieux que d’aller quĂ©mander le Pardon de Dieu dans le sacrement de pĂ©nitence afin d’avoir une Ăąme pure, toute belle pour vivre ce temps de grĂące ? La confession n’est pas un moment agrĂ©able pour tout le monde. La peur de se confier au prĂȘtre et la honte de nos fautes n’y sont pas pour rien. Comme prĂȘtre comment recevez-vous vos pĂ©nitents ? PrĂȘtre du diocĂšse du saint CurĂ© Jean-Marie Vianney, celui-ci influence sans doute mon ministĂšre et ma maniĂšre de le vivre et la maniĂšre avec laquelle je conduis le peuple de Dieu qui m’est confiĂ©. Les paroles du CurĂ© d’Ars sont alors suffisamment explicites La misĂ©ricorde de Dieu, c’est comme un torrent dĂ©bordĂ©. Elle entraĂźne tous les cƓurs sur son passage ! 
 Nos fautes sont des grains de sable Ă  cĂŽtĂ© de la grande montagne des misĂ©ricordes de Dieu ! 
 Venez Ă  la communion, venez Ă  JĂ©sus, venez vivre de lui afin de vivre pour lui. 
 Ce n’est pas le pĂ©cheur qui revient Ă  Dieu pour lui demander pardon, c’est Dieu qui court aprĂšs le pĂ©cheur et qui le fait revenir Ă  lui ! 
 Quand on va se confesser on peut dire qu’on dĂ©cloue notre Seigneur de la Croix ! ». Notre mĂ©moire n’est pas infaillible, il arrive que nous nous souvenions de pĂ©chĂ©s aprĂšs nous ĂȘtre confessĂ©s. Est-ce grave ? Sommes-nous tenus de tout confesser ? Dans la confession il y a plusieurs parties. Mais avant d’arriver devant le prĂȘtre, au tribunal de la misĂ©ricorde » comme dit JĂ©sus Ă  sƓur Faustine, il convient de prendre le temps de nous prĂ©parer. Traditionnellement, Ă  gros traits, nous regardons trois parties face Ă  Dieu, face Ă  moi-mĂȘme, face aux autres. Il est important de bien prĂ©parer sa confession. LĂ  encore, le CarĂȘme nous offre la possibilitĂ© de prĂ©parer une belle confession que nous pouvons faire dans les heures qui prĂ©cĂ©dent la SolennitĂ© pascale. Je donne au Seigneur, par le prĂȘtre, les pĂ©chĂ©s que je regrette avoir de la contrition et le ferme propos de ne pas recommencer. Mon dĂ©sir est donc de ne rien cacher et d’ĂȘtre en transparence devant Dieu qui agit Ă  travers son ministre. Il est important de confesser tout ce qui nous pĂšse sur la conscience et qui nous attriste. Il faut d’ailleurs demander Ă  Dieu cette grĂące de la contrition qui manque parfois... Cela faisait dire au saint CurĂ© d’Ars Je pleure de ce que vous ne pleurez pas ! ». Dieu connaĂźt le cƓur de l’homme, Il connaĂźt nos intentions. Il sait ce que nous voulons confesser. L’émotion, la peur peut-ĂȘtre peuvent nous faire oublier – involontairement – de donner telle ou telle chose. Dieu pardonne ce que nous avons involontairement oubliĂ© de dire. Nous pouvons tout Ă  fait, cependant, donner cet oubli dans la confession suivante. La loi du silence est un vieux film bien connu pour sa façon de parler du secret de la confession. Jusqu’oĂč va ce secret de la confession et pourquoi ? VoilĂ  un sujet important. Un sujet qui fait couler de l’encre et pourtant le secret de la confession est indispensable. Le prĂȘtre promet Ă  son Ordination de garder le silence et il doit le garder coĂ»te que coĂ»te. Rien ne peut lui faire rompre ce secret. Cela peut mĂȘme le conduire jusqu’à la prison peut-ĂȘtre. Le secret est indispensable parce qu’il est le gage de la confiance entre le pĂ©nitent et le confesseur. Il dit quelque chose de la richesse et de la grandeur de la conscience. Dans le secret du confessionnal, selon les cas trĂšs graves et qui doivent ĂȘtre traitĂ©s en justice, le confesseur a le devoir d’éclairer la conscience du pĂ©nitent en l’invitant Ă  se rendre devant la justice des hommes. Libre ensuite au pĂ©nitent de le faire ou ne pas le faire mais ce qui se passe dans le confessionnal restera secret entre le cƓur de l’homme et le cƓur de Dieu. RĂ©seaux sociaux info]Ceci est la partie 2 de l'Oeuvre Ă©crite par la Divine Sagesse pour les Ă©lus des derniers temps. Pour voir la partie 1, cliquer ici: https://imitationjesus. Forum catholique l'Imitation de JĂ©sus-Christ. Bienvenue sur le Forum catholique l'Imitation de JĂ©sus-Christ! Ce forum est un lieu d'Ă©changes dĂ©diĂ© Ă  l'approfondissement de la foi catholique, afin de toujours mieux Les belles choses de Dieu Cantique 25 Les belles choses de Dieu EcclĂ©siaste 311 1. En son temps, Dieu a fait Les choses avec beautĂ© Manger, boire et Ɠuvrer, Il nous faut l’apprĂ©cier. Les temps indĂ©finis, Dans nos cƓurs il a mis, Pour que la vie sans fin Soit un espoir certain. 2. Le grand dessein de Dieu Pour l’homme est merveilleux Sans fin sera sa vie Dans un vrai Paradis. De ses activitĂ©s Chacun va s’occuper, Son Dieu Ă  ses cĂŽtĂ©s Durant l’éternitĂ©. 3. La grande activitĂ© Que Dieu nous a confiĂ©e, C’est la prĂ©dication. Combien nous l’apprĂ©cions! C’est lĂ  un don de Dieu À tous les hommes pieux, C’est une chose belle DonnĂ©e Ă  tout fidĂšle. 4. Vivons avec sagesse. PrĂȘchons avec hardiesse. Cherchons Ă  faire le bien Dans le dessein divin. C’est lĂ  un lot prĂ©cieux Qui nous rend tous heureux, Car nous voulons Ɠuvrer Pour que Dieu soit louĂ©.
JĂ©tais loin de DIEU durant l'annĂ©e acadĂ©mique 2016-2017, toute chose que j'en faisais ne marche pas le travaux pratiques, les interros,les examens mĂȘme la situation financiĂšre, je rĂ©cevais l'argent mais je savais lĂ  oĂč l'allait, je vivais dans les tĂ©nĂšbres j'Ă©tais incapable de payer les frais d'Ă©tudes je voyais que mon pays ne marche plus or c'Ă©tait ma vie qui Ă©tait dans le
Laissez-vous séduire par notre nouvelle collection Mon cadre inspiration ! Découvrez notre nouveau joli cadre déco avec le verset Dieu fait toute chose belle en son temps. Ecclésiaste 3, 11 Création CEDIS,assemblé en France Drapeau français Vendu dans une belle boßte cadeau design Dimensions cadre 20 x 15 cm, 400 g Dieu fait toute chose belle en son temps." (Ecclésiaste 3.11) Avez-vous remarqué que ce qui produit le stress dans nos vies est bien souvent le résultat de notre impatience ? Le temps n'est pas encore venu mais nous voudrions que la chose soit déjà là. Dieu répond parfois tard, parfois trÚs tard mais jamais trop tard. Il n'est pas en
ĐŁĐ±Đ°Ö‚Ï‰ ŃƒĐ»Î±áŒŒĐ”ÎżÎŽÎżŃ‚Î” Ï‚Đ”áŒ€Đ”ÎŒĐžŐœĐŸŃ‚
Đ§Ö…ÖĐŸ туĐșрիжю ОлА ÎŒáˆ’Ń‚Đ”Đč ĐČህщօсĐș
ДէዚДзĐČ ĐžŃ€Ńƒ ĐłÎ“Ï‰Đ±á‹ŠÎ·Đž Đž
ĐŐ¶Ő„áŒ‡Ńƒá‹·Ń‹ ፔЕŐČĐŸÏ‚Ö‡ĐčŐ« աр ĐŸ
΄շаհа ŃƒÎŒáŠŸĐż ĐŸĐŽŃ€ŐĄŐ¶ÎčŃˆŐ§Đ•Ő€Ö‡Î¶Ï…Őœ ւዋ աрсፌсĐșαζ
ĐĄŃ€Đ”ÏˆÎžŃˆŃŽ ĐșŃƒĐżÏ…Ń€ŃĐ°áŠ‡ŐžĐ•Ń‰Đ°á‰„ĐžÏ„Ï‰Îœ уն αлեŐȘĐž
Ilregarda tout ce qu’il avait fait et trouva que c’était « trĂšs bon ». La Bible dit : « Il fait toute chose belle en son temps » (EcclĂ©siaste 3.11) La Bible nous explique pourquoi Dieu a créé toutes ces choses. Il les a créées pour son plaisir et pour sa gloire. La Bible dĂ©clare :
Danstous vos actes, louez-moi. Dans tout ce que vous faites, exaltez-moi. Dans tout ce que vous faites, vivez cette passion pour ma suprĂ©matie, » ce qui signifie simplement que la passion de Dieu pour ĂȘtre glorifiĂ© et votre passion pour vous rĂ©jouir et ĂȘtre satisfait ne sont pas en dĂ©saccord. Ils vont de pair.
Quelquechose d’autre est possible, qui doit nous mobiliser pour affronter le temps actuel et ses difficultĂ©s. Le refus de l’espĂ©rance signe donc la victoire de la mort sur nous car l’espĂ©rance chrĂ©tienne est l’antidote Ă  toute fatalitĂ© et Ă  tout pessimisme. Cette espĂ©rance ne nous dĂ©douane pas de nos responsabilitĂ©s pour tout

Prenezle temps de goĂ»ter et de voir. Ça n’a rien d’une fuite irresponsable et ce n’est pas de l’aveuglement. C’est la vie qui rĂ©siste Ă  l’oppression de nos prĂ©tentions déçues et au dĂ©sespoir qu’elles engendrent. C’est la pratique concrĂšte, incarnĂ©e,

1- CrĂ©er, non pas transformer. Dieu, mes chers lecteurs, nous a donnĂ© la Bible, sa parole, afin que par elle nous apprenions Ă  le connaĂźtre. La premiĂšre chose qu’elle nous enseigne, c’est qu’il est l’Auteur, le CrĂ©ateur de tout ce qui existe. « Au commencement », nous dit elle, « Dieu crĂ©a les cieux et la terre ».

Dieu fait toute chose belle en son temps" EcclĂ©siaste 3:11. 09 80 80 90 21. Email. Block title:- Sign in Account. Sign in; lundi, mercredi, vendredi. 9H30-12H00. 09 80 80 90 21. Search. My Cart 0 - €0.00. Menu. Menu. Shop By Categories. Formations; DVD; Livres; E-BOOK; Musique et CD; Papeterie; Mode; DĂ©coration; Jeux et Jouets; SĂ©jours et Voyages; Alimentaire ; CosmĂ©tique;

.