đ Association Française Pour La Recherche Sur La Trisomie 21
En2005, lâAssociation Française pour la Recherche sur la Trisomie 21 a choisi la date du 21 mars comme date symbole. Lors de cette journĂ©e mondiale, de nombreux Ă©vĂ©nements et activitĂ©s sont organisĂ©s dans le monde afin de sensibiliser tout public Ă cette cause. En effet, cette journĂ©e a pour objectifs de dĂ©fendre les droits des
1 Les individus qui sâengagent dans des interactions sâattendent Ă trouver en autrui certaines caractĂ©ristiques ou attributs personnels, et pas dâautres. Ceci dĂ©coule de stĂ©rĂ©otypes dans les reprĂ©sentations sociales, qui amĂšnent parfois Ă un dĂ©calage entre lâidentitĂ© attendue et celle qui se rĂ©vĂšle dans lâinteraction E. Hughes, 1996. 2 Le handicap fait partie des attributs distinctifs qui peuvent peser sur lâinteraction comme un stigmate, marque dâune identitĂ© avilie et discrĂ©ditĂ©e E. Goffman, 1975. Il peut faire lâobjet de stigmatisations, câest-Ă -dire dâinteractions oĂč lâon fait remarquer explicitement ou implicitement Ă lâindividu affectĂ©, que son identitĂ© diffĂšre de celle qui est attendue des personnes normales E. Goffman, 1975. On lui fait comprendre quâil nâest pas ce quâil devrait ĂȘtre. Analyser les formes de stigmatisation permet de montrer les normes sociales en acte, dans leur aspect de contrĂŽle social, et ce qui est attendu a contrario des personnes normales. La stigmatisation est vĂ©cue non seulement par les personnes porteuses de lâanomalie, mais aussi par leur entourage E. Goffman, 1975. Câest pourquoi, pour analyser la stigmatisation qui pĂšse sur les enfants ayant une trisomie 21, nous avons choisi de recueillir les tĂ©moignages de leurs parents. En tant que responsables de lâenfant, ils orientent sa prise en charge. Ils dĂ©veloppent une connaissance des problĂšmes de lâenfant par expĂ©rience, qui peut les amener Ă sâopposer aux professionnels de la prise en charge du handicap I. Ville, E. Fillion, Ravaud, 2014. Notre enquĂȘte auprĂšs de ces parents montre quâils ne sâĂ©meuvent guĂšre des rĂ©actions nĂ©gatives quâils perçoivent parfois dans les espaces publics. En revanche ils trouvent particuliĂšrement choquante la stigmatisation de leur enfant par des professionnels, quand ceux-ci leur parlent de lâanomalie de leur enfant et leur proposent une prise en charge. En quoi certaines de leurs expĂ©riences relĂšvent-elles de la stigmatisation ? Comment cela se manifeste-t-il dans le domaine des soins et dans le domaine scolaire ? 3 Cette recherche repose sur une enquĂȘte sociologique effectuĂ©e par entretiens semi-directifs auprĂšs de 14 parents dâenfants avec une trisomie 21 qui vivent en rĂ©gion parisienne. Il sâagit de 12 mĂšres et 2 pĂšres, qui ont acceptĂ© dâĂȘtre interviewĂ©s et enregistrĂ©s en 2012 sur le thĂšme de la prise en charge de leur enfant. Les parents ont Ă©tĂ© abordĂ©s via un pĂ©diatre libĂ©ral qui suit des enfants atteints de trisomie 21, et deux associations de parents Trisomie 21 Paris et Association Française pour la Recherche sur la Trisomie 21. LâenquĂȘte a Ă©tĂ© complĂ©tĂ©e par des observations et des entretiens avec des professionnels de la santĂ© et de lâĂ©cole gĂ©nĂ©ticien, pĂ©diatres, psychologue, Ă©ducateur, enseignant etc.. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s dans un mĂ©moire de master de sociologie D. Zharavina, 2014. 4 Dans une premiĂšre partie, nous allons prĂ©senter la stigmatisation que les parents ressentent dans leurs interactions avec les soignants. Deux pĂ©riodes sont particuliĂšrement dĂ©licates, celle de lâannonce par les praticiens du handicap Ă la naissance, et celle de lâannonce par les parents du refus dâinterrompre la grossesse lorsquâest portĂ© un diagnostic prĂ©natal de trisomie 21. Dâautres incidents peuvent surgir au cours des soins donnĂ©s aux enfants. Dans une seconde partie, nous prĂ©senterons la stigmatisation vĂ©cue par les parents quand ils nĂ©gocient la trajectoire scolaire de leur enfant. LA STIGMATISATION DANS LES INTERACTIONS AVEC LES SOIGNANTS 5 La trisomie 21 fait lâobjet de stigmatisation, alors quâil sâagit dâune anomalie bien connue sur le plan mĂ©dical, qui nâa plus lâaspect effrayant dâautrefois. Les recherches des mĂ©decins Turpin, Lejeune et Gautier publiĂ©es en 1959, ont permis de comprendre lâorigine chromosomique de cette pathologie mystĂ©rieuse. Lâancienne appellation de mongolisme, due aux travaux du mĂ©decin britannique John Langdon Down, assimilait les individus atteints aux habitants de la Mongolie. Lâaccroissement des connaissances scientifiques a permis un changement de nom pour une appellation moins stigmatisante. Dâautres mĂ©decins et professionnels de la santĂ© ont ensuite travaillĂ© sur la trisomie 21, pour amĂ©liorer la connaissance de ses symptĂŽmes et des maladies qui peuvent lui ĂȘtre associĂ©es. Par exemple lâaudiophonologiste Monique Cuilleret a montrĂ© lâintĂ©rĂȘt dâune prise en charge prĂ©coce pour amĂ©liorer les capacitĂ©s de langage, de motricitĂ© et dâapprentissage des enfants. Aujourdâhui, la trisomie 21 est considĂ©rĂ©e mĂ©dicalement comme une pathologie bien connue, avec une prise en charge codifiĂ©e en France dĂšs la naissance. Un pĂ©diatre la qualifie de Rolls Royce du handicap mental » car on sait la dĂ©tecter tĂŽt et Ă©viter lâerrance diagnostique. En France, elle est prise en charge par des professionnels libĂ©raux ou hospitaliers, et des institutions comme les Centres dâAction MĂ©dico-Sociale PrĂ©coce, sans barriĂšre Ă©conomique du fait du financement public. LâANNONCE DU HANDICAP Ă LA NAISSANCE 6 Pourtant les connaissances mĂ©dicales sur la trisomie 21 ne semblent pas maĂźtrisĂ©es par tous les professionnels de la santĂ©, en particulier dans les maternitĂ©s. Des parents critiquent les modalitĂ©s de lâannonce de la trisomie 21 Ă la naissance. Ces tĂ©moignages proviennent de mĂšres qui ont accouchĂ© dans les annĂ©es 1980, mais aussi de personnes devenues parents plus rĂ©cemment. Les modalitĂ©s de lâannonce du diagnostic ou les rĂ©actions des professionnels donnent une premiĂšre image de lâenfant qui est plutĂŽt effrayante 7 JâĂ©tais suivie par un mĂ©decin qui Ă©tait en quelque sorte un ami de la famille il connaissait bien ma sĆur. Et voilĂ ce quâil mâa dit aprĂšs lâaccouchement Ma femme et moi avons connu le mĂȘme malheur mais heureusement il est mort » Mme D., enfant nĂ© en 1981 8 Quand jâai eu ma fille, mes copains mĂ©decins mâont dit âtu abandonnesâ » Mme J., enfant nĂ© en 1975 9 Le mĂ©decin nâa pas eu le courage de me dire quoi que ce soit aprĂšs lâaccouchement. Les sages-femmes et les infirmiĂšres nâarrĂȘtaient pas de venir le voir, etc. Je nâaimais pas du tout ce mouvement et je ne pouvais rien faire. CâĂ©tait frustrant. » Mme E., enfant nĂ© en 1982 10 Les tĂ©moignages de naissances plus rĂ©centes montrent que cela reste un Ă©vĂ©nement perturbant pour le personnel de la maternitĂ©. Les termes utilisĂ©s sont moins extrĂȘmes, mais le sentiment de malaise des mĂ©decins est palpable. 11 Il y a eu plusieurs mĂ©decins qui sont venus. Un qui est passĂ© juste aprĂšs lâaccouchement ; elle mâa posĂ© des questions, je crois quâelle avait dĂ©jĂ vu la chose, mais elle ne mâa rien dit. Le lendemain, un autre mĂ©decin est venu nous voir. Et le troisiĂšme jour, un autre, qui mâa dĂ©jĂ donnĂ© plus de dĂ©tails et a demandĂ© quâon fasse une prise de sang. Mais avant dâavoir reçu la confirmation de la prise de sang, personne ne mâa vraiment parlĂ©. » Mme C., enfant nĂ© en 2000 12 Ă la naissance, on mâa laissĂ© marner sans que je voie mon enfant, dont on mâa dit quâil avait un petit problĂšme respiratoire. Il y avait un mouvement bizarre autour de moi⊠et Ă un moment jâai vu dĂ©barquer quatre mĂ©decins ; ils ont fait sortir ma sĆur et mâont annoncĂ© que Camille Ă©tait trisomique. » Mme A., enfant nĂ© en 2008. 13 Les mĂ©decins des maternitĂ©s ne sont pas toujours capables dâinformer correctement les parents sur la trisomie 21. Ils font appel Ă un mĂ©decin du service de pĂ©diatrie, ou Ă un gĂ©nĂ©ticien, mais ceux-ci peuvent Ă©galement donner des informations insuffisantes qui augmentent lâangoisse des parents 14 Le gĂ©nĂ©ticien qui mâa pris en charge a tenu un discours du genre ce nâest peut-ĂȘtre pas si grave que ça », mais en mĂȘme temps, il nâĂ©tait pas capable de rĂ©pondre aux questions comme Est-ce quâil parlera un jour ? Je ne peux pas vous dire. Et il marchera ? Ah, je ne peux pas vous le dire. » Pourtant, Ă ma connaissance, tous les enfants trisomiques marchent, parlent bon, chacun Ă leur niveau, mais ils parlent. AprĂšs⊠je crois quâil a donnĂ© de trĂšs mauvais conseils familiaux et je crois quâil est en partie responsable du dĂ©part du pĂšre. » Mme A., enfant nĂ© en 1996 15 Ces propos montrent que certains professionnels de la santĂ© ont une vision trĂšs nĂ©gative de la vie avec une trisomie 21, quâils se reprĂ©sentent comme une vie de longues souffrances. Le mĂȘme discours tragique a Ă©tĂ© relevĂ© dans le milieu mĂ©dical anglo-saxon, qui est lui-mĂȘme Ă lâimage des reprĂ©sentations culturelles occidentales T. Shakespeare, 1999. Cette reprĂ©sentation peut sâexprimer aussi lors du dĂ©pistage prĂ©natal de la trisomie 21. LâANNONCE DU HANDICAP EN PRĂNATAL 16 Les innovations en matiĂšre de dĂ©pistage prĂ©natal permettent de dĂ©tecter la plupart des trisomies 21 avant la naissance. Environ 85 % des cas de trisomie 21 fĆtale sont dĂ©tectĂ©s avant la naissance en rĂ©gion parisienne et prĂšs de 95 % donnent lieu Ă une interruption mĂ©dicale de grossesse C. De Vigan et al., 2008. Lâinterruption de grossesse pour trisomie 21 fĆtale est devenue une norme sociale. En France, ce dĂ©pistage tend Ă ĂȘtre effectuĂ© systĂ©matiquement. Cela rĂ©sulte dâune situation assez confuse sur le plan rĂšglementaire. Selon des arrĂȘtĂ©s gouvernementaux et la Haute AutoritĂ© de SantĂ©, le dĂ©pistage doit ĂȘtre proposĂ© par les praticiens Ă toutes les femmes enceintes, et ne doit ĂȘtre effectuĂ© que si elles donnent leur consentement. Or des recommandations de bonne pratique professionnelles, qui font autoritĂ© en cas de procĂšs, prĂ©conisent de toujours faire ce dĂ©pistage au moment de lâĂ©chographie B. Champenois-Rousseau et C. Vassy, 2012. Dâautres facteurs organisationnels, propres au systĂšme de santĂ© français, amĂšnent aussi les praticiens Ă inciter les femmes enceintes Ă passer le second test de dĂ©pistage de la trisomie 21 par le test sanguin des marqueurs C. Vassy, S. Rosman, B. Rousseau, 2014. 17 Dans ce contexte, les futurs parents qui nâavortent pas aprĂšs un diagnostic prĂ©natal de trisomie 21, ont un comportement dĂ©viant par rapport Ă la norme, et ils sâexposent Ă des commentaires critiques, voire culpabilisants. Deux couples, qui ont dĂ©cidĂ© de continuer la grossesse aprĂšs un tel diagnostic, tĂ©moignent de la surprise et de la dĂ©sapprobation des praticiens qui les ont pris en charge. Ces couples ont eu lâimpression dâĂȘtre tenus pour responsables de la naissance dâun enfant qui ne correspondait pas aux normes de lâenfant sain. 18 Je savais dĂšs le tout dĂ©but â quel que soit le rĂ©sultat â, je nâallais pas avorter et quand je lâai annoncĂ© au mĂ©decin, il nâa rien dit, il mâa regardĂ©e bizarrement mais avant que je parte, il a quand mĂȘme ajoutĂ© âvous savez, madame, ce nâest pas tout Ă fait normalâ ». Mme F., enfant nĂ© en 1996 19 Lors de la pĂ©riode prĂ©natale, certains parents reprochent aux mĂ©decins de leur avoir prĂ©sentĂ© la trisomie 21 sous lâangle de toutes les complications de santĂ© possibles, suggĂ©rant quâil serait prĂ©fĂ©rable dâĂ©viter cette naissance 20 Quand je suis allĂ©e voir la cytogĂ©nĂ©ticienne, elle mâa dĂ©crit la trisomie 21 avec toutes les complications possibles. Si je nâĂ©tais pas mĂ©decin, jâaurais dit âil faut quâon avorteâ. Ă la fin, Ă©tant mĂ©decin, je sais quâil ne peut pas y avoir toutes les complications en mĂȘme temps. Si on te dit quâil va avoir non seulement un retard mental, mais une cardiopathie, une nĂ©phropathie, une malformation digestive, une maladie autoimmune, un staphylocoque, une pneumopathie, tu te dis tout de suite Il faut interrompre ! » Mr P., enfant nĂ© en 1999 21 AprĂšs la naissance dâun enfant avec la trisomie 21, lorsque le diagnostic a Ă©tĂ© fait en prĂ©natal, les parents sâexposent Ă une attitude non coopĂ©rative des praticiens 22 Le lendemain de la naissance nous avons commencĂ© Ă poser des questions sur les prise en charge qui existent, sur les institutions, etc. Et le mĂ©decin me rĂ©pond âJe ne sais pas. En effet, vous devez dĂ©jĂ le savoir.â Jâavais lâimpression quâil voulait simplement dire âcâest vous qui avez fait le choix, câest donc Ă vous de vous en occuperâ. » Mme F., enfant nĂ© en 1996 23 Le phĂ©nomĂšne de stigmatisation des malades a dĂ©jĂ Ă©tĂ© relevĂ© par des sociologues, qui rappellent que certaines maladies font lâobjet dâune stigmatisation, en particulier si lâindividu atteint peut paraitre, dâune maniĂšre ou dâune autre, responsable de son Ă©tat. » Ph. Adam et Cl. Herzlich, 2007, Dans le cas prĂ©sentĂ© ici, ce nâest pas lâindividu porteur de lâanomalie qui est tenu responsable, mais ses parents qui lâont laissĂ© naĂźtre. Les phĂ©nomĂšnes de stigmatisation peuvent ensuite perdurer pendant toute la vie de lâenfant. STIGMATISATION ET QUALITĂ DES SOINS 24 Dans lâensemble, les parents interviewĂ©s sont satisfaits des soins que leur enfant a reçus lors de la prise en charge mĂ©dicale et paramĂ©dicale. Mais ils relĂšvent que certains mĂ©decins ont une apprĂ©hension vis-Ă -vis des patients ayant une trisomie 21, et quâils refusent de les prendre en charge, mĂȘme pour une maladie banale qui nâest pas directement liĂ©e Ă la trisomie. Les mĂ©decins justifient leur refus par le fait quâils ne sont pas spĂ©cialistes de cette anomalie chromosomique. 25 Parmi ceux qui acceptent dâintervenir, certains demandent aux parents une plus grande participation aux soins, ce qui est une maniĂšre de leur rappeler que leur enfant nâest pas comme les autres. Une mĂšre dâun enfant qui a dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ© en clinique trois jours pour une opĂ©ration, a dĂ» rester pendant tout le sĂ©jour sur place, alors que son enfant de 13 ans nâavait pas de troubles du comportement. Lâattente normative des praticiens dans ce cas est quâun enfant porteur dâune trisomie a toujours des troubles du comportement. 26 De plus le chromosome surnumĂ©raire est parfois utilisĂ© comme explication universelle de tous les problĂšmes de santĂ© de lâenfant. Tout se passe comme si lâidentitĂ© de lâenfant, en tant que patient, Ă©tait rĂ©duite Ă sa facette trisomique. La focalisation sur la trisomie 21 peut conduire Ă une mauvaise prise en charge des autres troubles 27 On est allĂ© voir lâophtalmologue âpour elle, tout va bienâ, nous a dit le mĂ©decin. Pourtant lâenseignante a insistĂ© pour quâon le revoie. Elle Ă©tait persuadĂ©e quâil y avait un problĂšme âelle nâarrive pas Ă lire, jâai lâimpression quâelle a du mal Ă voir.â Et la rĂ©ponse de lâophtalmo a Ă©tĂ© âOui mais comme elle a une trisomie 21, jâai pensĂ© que câĂ©tait un problĂšme liĂ© Ă son retard et quâelle savait mal lireâ. » Mme H., enfant nĂ© en 1994. 28 Dans ce cas, lâenfant a reçu un soin de qualitĂ© grĂące Ă lâinsistance de son enseignante et Ă lâintervention de son kinĂ©sithĂ©rapeute, qui a tĂ©lĂ©phonĂ© Ă lâophtalmologue, pour le convaincre quâil sâagissait dâun trouble visuel ordinaire. 29 DâaprĂšs les parents, câest le handicap mental qui est Ă lâorigine des formes de rejet ou de difficultĂ©s dans la prise en charge mĂ©dicale. Ils rejoignent les constats de la psychanalyse, pour qui le handicap mental est particuliĂšrement stigmatisĂ© car il renvoie aux limites de lâĂȘtre humain et Ă lâidĂ©e de mort O. Grim, 2009. En entretien, les parents construisent leur rĂ©cit autour du thĂšme de la dĂ©ficience intellectuelle de leur enfant. Les questions posĂ©es lors de lâenquĂȘte sociologique nâĂ©taient pourtant pas centrĂ©es sur cela. Les parents Ă©taient libres de choisir les modalitĂ©s de la prise en charge dont ils voulaient parler. Câest la dĂ©ficience intellectuelle qui leur pose le plus de problĂšmes dans le quotidien des soins. Dâailleurs peu de parents interviewĂ©s dĂ©signent la trisomie 21 comme une maladie. La plupart prĂ©fĂšrent utiliser le terme de handicap mental. 30 Pour un handicapĂ© mental, il a vraiment fait beaucoup de progrĂšs. » Mme C., enfant nĂ© en 2001 31 Les parents se plaignent des prĂ©jugĂ©s sur la dĂ©ficience intellectuelle et ils tiennent tous Ă prĂ©ciser pendant lâentretien que leur enfant sait lire et Ă©crire. La prise en charge Ă©ducative et scolaire est importante Ă leurs yeux. Or la scolarisation de leur enfant peut poser de nombreuses difficultĂ©s. LA STIGMATISATION DANS LA NĂGOCIATION DE LA TRAJECTOIRE SCOLAIRE 32 LâaccĂšs Ă des structures dâĂ©ducation collective, comme lâĂ©cole ou les centres de loisirs, est important aux yeux des parents interviewĂ©s car câest lĂ que se jouent les apprentissages, mais aussi la socialisation de leur enfant. Ces structures sont de deux types les centres spĂ©cialisĂ©s dans lâaccueil des enfants prĂ©sentant un handicap, et le milieu dit ordinaire, qui accueille le reste des enfants. Un des dilemmes des parents dâenfants handicapĂ©s, quel que soit le type de handicap, consiste Ă trouver la structure dâaccueil la mieux adaptĂ©e. Le sociologue Jean-SĂ©bastien Eideliman 2008 distingue les parents combattants, qui veulent que leur enfant soit accueilli dans des structures ordinaires, et les parents non combattants qui acceptent la prise en charge dans des institutions spĂ©cialisĂ©es, mĂȘme sâils ne la trouvent pas parfaite. Dans cette derniĂšre catĂ©gorie, nous avons entendu plusieurs mĂšres, qui ont acceptĂ© lâorientation de leur enfant en institut spĂ©cialisĂ© avec fatalisme, mais qui en sont plutĂŽt satisfaites. Elles ont suivi les avis de la Maison DĂ©partementale des Personnes HandicapĂ©es MDPH ou de lâenseignant dâune classe ordinaire antĂ©rieure, et elles justifient cette situation au nom du bien-ĂȘtre de lâenfant. Elles veulent que celui-ci fasse des apprentissages, mais Ă son rythme, et quâil ne soit pas mis en situation dâĂ©chec, ou nĂ©gligĂ© par un enseignant du milieu ordinaire 33 La maĂźtresse ne voulait pas le prendre⊠on a ressenti tout de suite quâelle lâa fait car elle Ă©tait obligĂ©e et sans aucune bonne volontĂ©. Ăa nâallait pas bien. Ă quoi bon laisser lâenfant lĂ oĂč lâon ne veut pas de lui. » Mme G., enfant nĂ© en 2001 34 De plus les instituts spĂ©cialisĂ©s offrent des prises en charge Ă temps plein et gratuites. Il y a parfois des internats, ce qui est particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© dâune mĂšre de famille dĂ©favorisĂ©e, car cela lui permet de conserver une activitĂ© professionnelle. 35 En revanche les parents qui veulent que leur enfant soit accueilli Ă lâĂ©cole ordinaire, dĂ©crivent leur rapport aux institutions en terme conflictuels et ils comparent la trajectoire scolaire de leur enfant Ă un parcours du combattant. Ils souhaitent scolariser leur enfant dans les classes habituelles de lâEducation Nationale, ou dans les classes spĂ©cialisĂ©es de ces Ă©coles, comme les Classe dâIntĂ©gration Scolaire CLIS en Ă©cole primaire et les UnitĂ© LocalisĂ©es pour Inclusion Scolaire ULIS, en collĂšges et lycĂ©es. Ces parents sont en proie Ă une forme de stigmatisation, dans le sens oĂč leurs interlocuteurs dans le monde scolaire et administratif justifient leur refus de scolarisation en leur rappelant les incapacitĂ©s de leur enfant. 36 Les difficultĂ©s commencent dĂšs les tentatives dâinscrire lâenfant dans une halte-garderie ou une crĂšche. Selon les tĂ©moignages des parents, lâenfant nâest acceptĂ© que dâune maniĂšre limitĂ©e, par exemple une demi-journĂ©e par semaine, ou une journĂ©e, au prix de longues nĂ©gociations. Les difficultĂ©s continuent au moment de la scolarisation en maternelle, et sâaccentuent au moment de lâentrĂ©e en primaire. DâaprĂšs les parents interviewĂ©s, les directeurs dâĂ©cole et les enseignants nâont acceptĂ© la scolarisation de leur enfant quâĂ temps partiel, par exemple deux matinĂ©es par semaine, ou ils ont conditionnĂ© lâinscription de lâenfant Ă la venue dâune Auxiliaire de Vie Scolaire AVS, recrutĂ©e par le rectorat de lâĂducation Nationale, aprĂšs accord de la MDPH. Ces parents sâappuient sur la loi de 2005, qui affirme le principe dâintĂ©gration scolaire des enfants handicapĂ©s, mais ce principe est difficile Ă mettre en Ćuvre I. Ville, E. Fillion, Ravaud, 2014. La loi de 2005 stipule que lâĂ©cole de secteur est obligĂ©e dâaccepter lâenfant avec un handicap, mais elle ne prĂ©cise pas lâĂ©tendue de la scolarisation obligatoire. De mĂȘme la loi prĂ©voit lâaccompagnement Ă©ventuel de lâenfant par une auxiliaire, mais elle ne rend pas sa prĂ©sence obligatoire. Certaines Ă©coles en font pourtant une condition nĂ©cessaire, dans un contexte oĂč les enseignants sont seuls face Ă des classes aux effectifs nombreux, sans ĂȘtre formĂ©s Ă la prise en charge du handicap. 37 Pour obtenir la prĂ©sence dâune auxiliaire, les parents et le responsable de lâĂ©cole doivent prĂ©senter un projet de scolarisation auprĂšs de la MDPH. Les Ă©coles exigent un document attestant lâaccord de la MDPH au moment de lâinscription. Or le processus administratif de la MDPH, puis du rectorat, est lent. Lâune des mĂšres interviewĂ©es attendait depuis 8 mois lâattribution dâune auxiliaire Ă sa fille, au moment de notre enquĂȘte. De plus ces accompagnants sont souvent attribuĂ©s Ă temps partiel 38 Le problĂšme avec lâĂ©cole, câest la directrice pense que ma fille ne va pas pouvoir suivre et il faut une aide. Elle a pris lâinscription, mais elle mâa dit âon va faire la demande pour une AVS, si la MDPH accepte de nous payer, on la prend. Sinon ça va nous embĂȘter avec la maĂźtresse. Je ne sais pas si la maĂźtresse arrivera Ă sâen sortir.â AprĂšs, le problĂšme est quâon ne sait pas Ă quoi sâattendre est-ce que ça va ĂȘtre tous les jours ? Une ou deux journĂ©es ? Des demi-journĂ©es ? Si tout ça ne marche pas, on va ĂȘtre obligĂ© dâaller en institut spĂ©cialisĂ©. » Mme B., enfant nĂ© en 2008 39 Des parents interviewĂ©s se plaignent que les auxiliaires ne sont attribuĂ©es Ă leur enfant que pour six mois, avec obligation de recommencer la procĂ©dure Ă la fin de cette pĂ©riode. Cela demande beaucoup dâinvestissement en temps et en Ă©nergie. MĂȘme quand la dĂ©marche aboutit, son rĂ©sultat peut ĂȘtre frustrant. Les auxiliaires sont recrutĂ©es Ă temps partiel sur des postes de trois ans, renouvelable une fois seulement, et faiblement rĂ©munĂ©rĂ©s B. Belmont, E. Plaisance, A. VĂ©rillon, 2011. LâĂducation Nationale maintient ces personnes dans un statut prĂ©caire et ne prĂ©voit pas de les former de maniĂšre approfondie au handicap, mĂȘme si elles ont droit selon les textes officiels Ă une formation Ă lâemploi. Un enseignant rĂ©fĂ©rent spĂ©cialiste du handicap accueille les personnes nouvellement recrutĂ©es dans lâacadĂ©mie, mais nâa pas toujours les moyens de les former 40 Les AVS, quand elles commencent, souvent elles sont anxieuses. Moi je leur explique un peu comment est lâenfant, on fait une petite rĂ©union avec lâenseignant et les parents. Mais câest quand-mĂȘme un peu du bricolage. Quelquefois je nâai mĂȘme pas de temps pour les voir. Donc la personne nâa pas trop dâĂ©lĂ©ments pour savoir comment elle doit faire. » enseignant rĂ©fĂ©rent 41 Du fait des conditions dâemploi, de nombreuses auxiliaires dĂ©missionnent dĂšs quâune opportunitĂ© de travail plus avantageuse se prĂ©sente. Cette rotation du personnel est prĂ©judiciable Ă lâenfant ayant une trisomie 21, qui peut ĂȘtre perturbĂ© considĂ©rablement par le changement dâauxiliaire. 42 Lâincertitude administrative peut ĂȘtre vĂ©cue comme une forme de stigmatisation implicite, voire de discrimination, par les parents interviewĂ©s. Si la MDPH nâattribue pas dâauxiliaires, et si lâĂ©quipe pĂ©dagogique nâa pas la volontĂ© dâaccueillir lâenfant, il est orientĂ© vers une classe spĂ©cialisĂ©e CLIS dâune Ă©cole primaire voisine. Si ce dispositif nâexiste pas Ă proximitĂ©, il est orientĂ© vers un institut mĂ©dico-Ă©ducatif. Chaque changement de cycle, comme le passage au collĂšge ou au lycĂ©e, oĂč les parents demandent lâaccĂšs Ă des classes adaptĂ©es ULIS, est lâoccasion dâaffrontements supplĂ©mentaires. Selon leurs tĂ©moignages, les professionnels de la MDPH tendent Ă proposer systĂ©matiquement lâorientation de lâenfant ayant une trisomie 21 en institut mĂ©dico-Ă©ducatif. Les pressions sont de plus en plus fortes au fur et Ă mesure que lâenfant progresse dans le systĂšme scolaire, car les classes spĂ©cialisĂ©es en milieu ordinaire sont moins nombreuses. En rĂ©gion parisienne par exemple, il existe une quarantaine de CLIS en Ă©cole primaire, mais seulement une quinzaine dâULIS en collĂšge. 43 Une dame de la commission de la MDPH mâa ressorti ça En scolarisant votre enfant normalement, Madame, il prend la place dâun autre ». Moi jâai rĂ©pondu Dâun autre quoi ? Câest pas un enfant, le mien ? » Mme A., enfant nĂ© en 1996 44 Les parents qui sâopposent Ă lâorientation proposĂ©e par la MDPH doivent faire des recours administratifs, demander des rĂ©unions supplĂ©mentaires et chercher dâautres expertises pour prouver que leur enfant sâadapte bien au milieu ordinaire. Une mĂšre a organisĂ© la scolarisation de son fils en dispositif post-ULIS dans un lycĂ©e professionnel privĂ©, dont lâĂ©quipe Ă©tait prĂȘte Ă lâaccueillir, malgrĂ© lâopposition de la MDPH. Pour cela, elle a dĂ» faire un recours auprĂšs du prĂ©sident de la commission de la MDPH, et demander une nouvelle rĂ©union en prĂ©sence de lâenfant. Elle a fait valoir que lâĂ©quipe Ă©ducative qui sâoccupait de son fils en CLIS au collĂšge et les professionnels du SESSAD qui le prenaient en charge pour les soins, soutenaient la continuation du parcours en milieu ordinaire. Elle a organisĂ© les stages de son fils, Ă savoir des pĂ©riodes dâobservation, dans le dispositif post-ULIS du lycĂ©e et en institut mĂ©dico-Ă©ducatif pour montrer sa capacitĂ© dâadaptation aux deux milieux. Elle a fourni les certificats demandĂ©s, rĂ©digĂ©s par des psychologues scolaires attestant que lâenfant supportait bien lâintĂ©gration en ULIS et post-ULIS, et a rencontrĂ© le personnel de la MDPH Ă plusieurs reprises avec les rĂ©sultats de ces expertises. 45 Ces dĂ©marches demandent beaucoup de dĂ©termination et de temps. Selon certains parents, la scolarisation de leur enfant en milieu ordinaire dĂ©pend de lâinvestissement parental, et nâa Ă©tĂ© possible que du fait de lâarrĂȘt de lâactivitĂ© professionnelle de la mĂšre, qui sâest consacrĂ©e Ă ces dĂ©marches. Cela nâest pas possible dans tous les milieux sociaux. Cette hypothĂšse demande Ă ĂȘtre confirmĂ©e par dâautres recherches. 46 Certains parents ont dĂ©cidĂ© de lutter contre la stigmatisation en sâengageant dans une association, Trisomie 21 France, qui cherche Ă amĂ©liorer la prise en charge sanitaire et sociale des enfants. Dâautres parents soutiennent lâAssociation Française pour la Recherche sur la Trisomie 21, dans lâespoir de trouver un traitement contre la dĂ©ficience intellectuelle. CONCLUSION 47 Des parents dâenfant ayant une trisomie 21 tĂ©moignent dâexpĂ©riences de stigmatisation par les professionnels du soin et de lâĂ©cole. MĂȘme sâil faut relativiser la portĂ©e de ces critiques, car la plupart des interactions avec les professionnels se passent bien, plusieurs phĂ©nomĂšnes restent choquants. Lâannonce du handicap peut sâaccompagner de prĂ©dictions exagĂ©rĂ©ment nĂ©gatives sur lâavenir de lâenfant. Le refus des parents de procĂ©der Ă une interruption mĂ©dicale de grossesse, aprĂšs un diagnostic prĂ©natal, peut les exposer Ă la rĂ©probation des mĂ©decins. En ce qui concerne les soins aux enfants, certains parents se sont heurtĂ©s Ă des refus de prise en charge ou Ă des soins de mauvaise qualitĂ© du fait du diagnostic de trisomie 21. Dans le domaine scolaire, les institutions publiques en charge du handicap, ainsi que des enseignants, incitent Ă placer lâenfant dans les instituts spĂ©cialisĂ©s, mĂȘme quand les parents souhaitent une scolarisation en milieu ordinaire ou dans des classes adaptĂ©es de lâĂducation Nationale. 48 Si les personnes qui expriment les jugements stigmatisants lors de la prise en charge, sont des vecteurs de la stigmatisation, elles nâen sont pas Ă lâorigine. Celle-ci est Ă rechercher dans les choix politiques qui ont Ă©tĂ© faits en matiĂšre de handicap par les pouvoirs publics, mais aussi par beaucoup dâautres acteurs et institutions. Par exemple en matiĂšre biomĂ©dicale, une communautĂ© internationale de chercheurs travaille depuis longtemps Ă lâamĂ©lioration des tests de dĂ©pistage prĂ©natal, mais se dĂ©sintĂ©resse de la recherche dâĂ©ventuelles thĂ©rapies de la dĂ©ficience intellectuelle. Les pouvoirs publics nâont pas dĂ©veloppĂ© non plus de politique scientifique volontariste dans ce domaine. Cela influence les reprĂ©sentations sociales du handicap, en particulier chez les professionnels de la santĂ©. En matiĂšre scolaire, lâĂducation Nationale investit peu dans le recrutement et la formation de personnels pour accompagner lâapprentissage des enfants handicapĂ©s. Cela ne facilite pas la tĂąche des enseignants qui voudraient accepter ces enfants dans les classes ordinaires. Pour diminuer la stigmatisation vĂ©cue par les parents au contact des professionnels de premiĂšre ligne, il faudrait des changements dans de nombreux domaines de la vie sociale. En lâabsence de ces changements, des professionnels du soin et de lâĂ©cole tiennent des propos stigmatisants, et donc contribuent Ă crĂ©er le phĂ©nomĂšne quâils redoutent, Ă savoir une vie de souffrances pour les personnes handicapĂ©es. Les personnes handicapĂ©es peuvent au contraire juger leur qualitĂ© de vie bonne, voire trĂšs bonne, et lâun des facteurs-clĂ©s en est la qualitĂ© des relations humaines avec leur environnement social G. L. Albrecht et al., 1999.ASSOCIATIONFRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21 (A.F.R.T) ActivitĂ© Projet portĂ©. contribuer Ă une meilleure connaissance scientifique et mĂ©dicale de la trisomie 21, promouvoir auprĂšs de la population, et plus spĂ©cialement des parents des personnes atteintes de la trisomie 21, la diffusion des acquis de ces recherches ; assurer des liaisons avec les
ElaborĂ©e par lâAssociation Française pour la Recherche sur la Trisomie 21 et Trisomie 21 France22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 1531 DĂ©finition La trisomie 21, autrement appelĂ©e le syndrome de Down. La trisomie est une anomalie chromosomique qui se manifeste dĂšs la naissance par un visage caractĂ©ristique puis un retard mental et psychomoteur. Il existe diffĂ©rents types de trisomie les trisomies 9, 13, 18.... La plus connue et rĂ©pandue est la trisomie 21. SymptĂŽmes Comme la trisomie 21 qui se caractĂ©rise par un visage spĂ©cifique, les autres trisomies peuvent se manifester par une association de traits morphologiques front proĂ©minent, oreilles pointues, yeux rapprochĂ©s... La sĂ©vĂ©ritĂ© des symptĂŽmes dĂ©pend du type de trisomie comme du sujet. Toutes les trisomies se caractĂ©risent Ă©galement par un retard de croissance, une dĂ©ficience intellectuelle. Des anomalies des membres, des malformations viscĂ©rales, des difficultĂ©s dâalimentation, des complications cardiaques, rĂ©nales, neurologiques ou de surinfections sont possibles. Certains enfants n'acquiĂšrent qu'une autonomie limitĂ©e absence de langage et de marche. Le retard statural est important. Traitements et accompagnement La prise en charge mĂ©dicale des trisomies est limitĂ©e aux soins de support et de confort. Un traitement chirurgical des malformations est possible. La stimulation intellectuelle, Ă©motionnelle et professionnelle permet de dĂ©velopper dans certains cas les capacitĂ©s de lâenfant. Un bilan malformatif, conduit aprĂšs lâexamen morphologique, aide Ă adapter la surveillance mĂ©dicale. Un suivi rĂ©gulier par un centre de rĂ©fĂ©rence des maladies gĂ©nĂ©tiques est recommandĂ©. Les prises en charge ne doivent jamais ĂȘtre pratiquĂ©es de façon intensive ou avec " forcing ". Elles doivent rester pour l'enfant et sa famille un moment agrĂ©able et doivent passer par le jeu. Elles peuvent s'effectuer au sein d'un SESSAD Trisomie 21 et SESSAD GEIST SOLEIL N°19 p. 8, CAMSP ou en libĂ©ral. Asssociations Trisomie21 France Fondation JĂ©rĂŽme Lejeune Valentin APAC Association des Porteurs d'anomalies Chromosomiques Reflet 21 association lyonnaise de parents d'enfants trisomiques AFRT Association Française pour la Recherche sur la Trisomie 21 APEM 21 Association des personnes porteuses d'une trisomie 21, de leurs parents et des professionnels qui les entourent Virginie ; Published by mespremierspasdecesf - dans Handicap
"SantĂ© et intĂ©gration", est le thĂšme dâune journĂ©e nationale sur la trisomie 21 organisĂ©e ce samedi Ă MeknĂšs, Ă lâinitiative de la facultĂ© des sciences de lâUniversitĂ© Moulay Ismail et de lâAssociation marocaine des enfants trisomiques 21. La journĂ©e qui a Ă©tĂ© marquĂ©e par la participation de la prĂ©sidente de lâAssociation française pour la recherche sur la trisomie 21, a rĂ©uni des spĂ©cialistes aux cĂŽtĂ©s des parents et membres de familles des trisomiques 21. Lâobjectif de cette manifestation est dâinformer les parents dâenfants trisomiques sur les aspects biologiques, psychiques et thĂ©rapeutiques de la trisomie, et ce afin de leur permettre de mieux comprendre le comportement de leurs enfants et de les aider Ă sâĂ©panouir et Ă sâintĂ©grer dans le tissu socio-Ă©conomique. Elle vise Ă©galement Ă Ă©changer dâexpĂ©riences entre parents, informer les familles sur la maladie, attĂ©nuer les a priori et les peurs, amĂ©liorer le comportement de la famille vis-Ă -vis de lâenfant et inciter les parents Ă ĂȘtre plus prĂ©sents et sâimpliquer dans le projet Ă©ducatif et de vie de leur enfant. Intervenant au cours de la sĂ©ance dâouverture, le prĂ©sident de lâAssociation marocaine des enfants trisomiques 21-MeknĂšs, M. Abdelhak Serghini, a mis lâaccent sur lâimportance de cette manifestation dont lâobjectif est dâassurer les moyens Ă mĂȘme de permettre aux enfants atteints de la maladie de vivre normalement leur existence et de sâintĂ©grer pleinement dans la vie active.
Ăvaluationdes stratĂ©gies de dĂ©pistage de la trisomie 21 HAS / Service Ă©valuation Ă©conomique et santĂ© publique / Juin 2007 - 5 - Dr VĂ©ronique MIRLESSE, gynĂ©cologue-obstĂ©tricien, PARIS DrRenseignement tĂ©lĂ©phonique PUBLICITĂ Vous avez une question? Avez-vous besoin d'informations? Appelez maintenant notre service client de 7H Ă 22H 0899 03 03 03 Service 2,99⏠/ appel + prix appel Appeler et parler Ă un opĂ©rateur Service de renseignement tĂ©lĂ©phonique. LIRE PLUS FiabilitĂ© Concernant ce numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone 0 0 Cela fonctionne pour vous ? Nous voulons savoir si notre service vous a Ă©tĂ© utile. Informations gĂ©nĂ©rales et contacts ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21 Horaires d'ouverture du service client ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21 en processus SuggĂ©rer Pour joindre ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21, appelez le 0899 03 03 03 1. Nous vous faciliterons le numĂ©ro de contact de son service prix de le service est de 2 euros et 99 centimes l'appel plus le prix du mĂȘme appel CONTACTER ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21 PAR APPEL Si vous ĂȘtes actuellement Ă la recherche dâinformations concernant le support clientĂšle de ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21, vous ĂȘtes au bon endroit. En effet, outre le gain de temps que cela reprĂ©sente, vous bĂ©nĂ©ficiez de renseignements actuels et fiables. Dans un premier temps, sachez que la sociĂ©tĂ© ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21 est localisĂ©e UniversitĂ© Paris Diderot Case7088 BĂąt Lamarck35 R HĂ©lĂšne Brion ,75205 ,PARIS ,ILE DE FRANCE. LâactivitĂ© principale concerne le secteur Conseils, ce que vous pourrez retrouver Ă©galement depuis notre site contacter avec ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21Adresse UniversitĂ© Paris Diderot Case7088 BĂąt Lamarck35 R HĂ©lĂšne Brion, 75205, PARIS, ILE DE FRANCE Afin de prendre contact avec ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21, le support tĂ©lĂ©phonique peut ĂȘtre sollicitĂ© au moyen du contact tĂ©lĂ©phonique Ă retrouver sur notre site. Si vous le prĂ©fĂ©rez, le contact avec le service relation client peut se faire aussi via le service postal UniversitĂ© Paris Diderot Case7088 BĂąt Lamarck35 R HĂ©lĂšne Brion ,75205 ,PARIS ,ILE DE FRANCE, pour tout complĂ©ment dâinformation. Pour joindre ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21, appelez le 0899 03 03 03 1. Nous vous faciliterons le numĂ©ro de contact de son service prix de le service est de 2 euros et 99 centimes l'appel plus le prix du mĂȘme appel Renseignement tĂ©lĂ©phonique PUBLICITĂ Vous avez une question? Avez-vous besoin d'informations? Appelez maintenant notre service client de 7H Ă 22H 0899 03 03 03 Service 2,99⏠/ appel + prix appel Appeler et parler Ă un opĂ©rateur Service de renseignement tĂ©lĂ©phonique. LIRE PLUS Ce site Web n'est pas et ne reprĂ©sente pas la sociĂ©tĂ©. Notre intention est d'offrir des informations sur ASSOCIATION FRANĂAISE POUR LA RECHERCHE SUR LA TRISOMIE 21, mais nous ne sommes pas le sociĂ©tĂ©.
Posterdes photos de ses chaussettes dépareillées sur les réseaux sociaux, c'est l'idée d'une campagne de sensibilisation lancée à l'occasion de la journée mondiale de la trisomie 21, samedi. L'association Down Syndrome International (DSI), à l'origine de la campagne, appelle à porter des chaussettes de couleurs différentes, puis à poster les photos